plusieurs pays du Golfe interdisent le travail sous le soleil durant les heures les plus chaudes pendant l'été.Un énième BMS. La chaleur ne veut décidément pas quitter le pays. Les bulletins météo se suivent et se ressemblent. Les records se succèdent. Le travail s'en voit affecté. Le ministère du Travail et la direction générale de la Fonction publique et de la réforme administrative ont, dans un communiqué commun, annoncé l'aménagement des horaires de travail dans les administrations et les services publics dans les wilayas du Sud. Durant le mois d'août, les horaires de travail des services concernés s'étaleront de 6h à 13h. Les wilayas concernées sont celles d'Adrar, Laghouat, Biskra, Béchar, Tamanrasset, Ouargla, Illizi, Tindouf, El-Oued et Ghardaïa. Autant dire sur la majeure partie du territoire. L'Algérie n'est pas seule à subir ces vagues de chaleur, mais elle aurait enregistré la température la plus élevée jamais mesurée en Afrique depuis que nous disposons d'instruments de mesures fiables. 51,3 degrés ont été observés à Ouargla cet été. Plusieurs records ont ainsi été atteints de par le monde. Beaucoup d'autres pays ont adapté leurs Codes du travail pour faire face à ces températures extrêmes et ainsi protéger les travailleurs. Contrairement à ce qui se dit, il n'y a aucun texte qui décrète l'arrêt de travail si le mercure dépasse les 50 degrés. La notion de chaleur extrême est très relative d'un pays à l'autre. Dans les villes du sud algérien, les commerces en général ouvrent très tôt. Les commerçants accueillent les clients dès 6h ou 7h du matin. Entre 10h et 16h par contre, l'activité est quasi nulle, et les commerces fermés. Les heures les plus chaudes de la journée sont aussi les plus calmes. L'activité reprend de plus belle une fois la grande chaleur passée, pour durer jusqu'à des heures tardives.
Dans les régions agricoles, les agriculteurs travaillent la terre très tôt le matin pour éviter d'être exposés au soleil pendant l'été. L'enjeu d'adaptation évolue et l'évolution doit suivre la cadence du changement climatique. La réactivité est de mise. La survie des modes de vie en dépend.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Zakaria ZEMRI
Source : www.lexpressiondz.com