Des familles nous ont fait part de leurs vives inquiétudes et nous ont exprimé leur ras-le-bol, puisqu'à ce jour, elles vivent dans le noir. Pas d'électricité depuis qu'elles se sont installées dans la région, aucun puits d'eau, diront à l'unisson les hommes de cette région qui espèrent des lendemains meilleurs et surtout voir leurs enfants rejoindre l'école comme tous les enfants d'Algérie.
L'équation que redoute plusieurs experts économiques demeure toujours sous veilleuse et au statu quo dans les conceptions de la stratégie de l'avenir et laquelle est reflétée par le dialectique byzantin au devant de l'interrogation intrinsèque un taux de chômage galopant et des conditions de vie très hostiles pour les enfants de la région qui revendiquent un cadre de vie à optiques humaines, puisque certaines régions demeurent à nos jours dans des conditions de vie moyenâgeuses, et cela en dépit des ressources pétrolières et gazières dont recèle la wilaya de Ouargla, considérée incontestablement comme étant le véritable poumon économique de toute l'Algérie. A titre d'exemple, notre visite dans la daïra de H'jira, à quelque 100 km à l'est du chef-lieu de wilaya de Ouargla, nous a permis de découvrir au c'ur même du Sahara, les grandes disparités et les grandes plaies dont souffrent plusieurs citoyens et la parfaite image nous vient de la commune de «Allia» à 14 km du chef-lieu de daïra de H'jira et plus précisément dans la région de l'oued Lahcen relevant de la localité de Chouka où vivent près de 15 familles dans l'anonymat total, en signalant que l'unique chemin emprunté par les visiteurs de la Zaouia Sidi Messaoud El Khawni est pratiquement inaccessible, cependant la volonté et la bonne intention des adeptes du cheikh vénéré et qui ne reculent devant rien, donnent plus de souffle aux visiteurs de cette zaouia située dans le c'ur du Sahara. Les familles nous ont fait part de leurs vives inquiétudes et nous ont exprimé leur ras-le-bol puisqu'à nos jours, ces familles vivent sous le diktat du noir. Pas d'électricité depuis qu'ils se sont installés dans la région, aucun puits d'eau, diront à l'unisson les hommes de cette région qui espèrent des lendemains meilleurs et surtout voir leurs enfants rejoindre l'école comme tous les enfants de l'Algérie. Le P/APC de la commune de Allia, dans son bureau nous dira : «nous avons établi une fiche technique s'élevant à 5 milliards de centimes sur une distance de près de 7 km, laquelle a été approuvée suite à une délibération stipulant l'alimentation de la zaouïa Messaoud El Khawni en énergie électrique. M. Babaya assurant l'intérim du directeur nous dira : « Ce projet n'est pas inscrit sur le plan quinquennal 2010-2014, mais peut-être qu'avec l'enveloppe financière qui sera dégagée du budget de wilaya en subvention complémentaire, il y sera retenu dans ce plan d'actions.» Par ailleurs nos contacts ont été féconds puisque le chef de daïra de H'jira a saisi le P/APC de Allia, qui à son tour a adressé des correspondances aux services concernés (DMI, cabinet du wali, DSA, Conservation des forêts') et peut-être, selon ce responsable, le projet d'alimentation en électricité sera débattu lors de la prochaine session de l'APW. La commune de Taamer crie son ras-le-bol Près de 400 citoyens de la commune de Taamer, relevant de la daïra de Temacine, ont bloqué la RN 3 reliant toutes les villes d'Algérie à Hassi Messaoud, d'ailleurs cette route est communément appelée «la route de la vie». La paralysie a duré plus de 12h, et la circulation a été bloquée sur une distance de près de 4 km comme nous avons pu le constater sur les lieux où près de 7 000 véhicules toutes catégories confondues ont dû attendre jusqu'à une heure tardive pour rejoindre leur destination après l'intervention timide des forces anti-émeutes, ainsi les citoyens ont été dispersés. Ni le P/APC, ni encore le chef de daïra de Temacine n'ont pu convaincre les contestataires qui ont crié haut et fort leur ras-le-bol. Un seul slogan écrit sur une unique banderole et accrochée aux poteaux électriques où l'on peut lire «nous revendiquons : l'emploi, la justice et la dignité». Les jeunes que nous avons rencontrés nous ont fait part de leurs inquiétudes quant au destin inquiétant et «flou» de leur commune». Le pétrole est à deux pas de chez nous et nous vivons dans la misère et l'anonymat. Nous sollicitons la visite du wali car notre daïra est au bord du cratère. Nous avons les diplômes exigés et notre contestation est pacifique et nous ne voulons pas que notre «Algérie» bascule dans le chaos. Nous sommes conscients de ce qui se passe, et nous au sud, nous sommes pacifiques», diront à l'unisson, un groupe de jeunes réunis autour d'un pneu brûlé et sans être satisfaits le chef de daïra, le P/APC et l'imam de la commune ont quitté les lieux sous les regards des citoyens victimes de cette paralysie qui a trop duré. Par ailleurs, le responsable de l'information et de la communication au niveau du cabinet du wali, saisi par nos soins, nous a déclaré que le dossier relatif à l'alimentation en énergie électrique de la zaouia du cheikh Messaoud El Kawni est entre les mains du wali qui aurait émis un signal de promesse à l'adresse des citoyens vivant dans les ténébres. Il est sûr que le wali de Ouargla se trouve devant une rude épreuve et selon certains observateurs, la wilaya de Ouargla devrait faire l'objet d'un statut très spécifique en raison de la haute sensibilité de la région. Nous y reviendrons.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abdelkader Berrebiha
Source : www.lnr-dz.com