Appelé «signe de Tanit» ou Lam Alif, ce dessin épuré formé d'un triangle avec deux bras levés et portant un rond, encore aujourd'hui omniprésent à Ouargla, semble être un sceau d'ancienneté et d'authenticité pour la ville qui, après avoir été une plaque tournante du commerce africain, est devenue la capitale algérienne du pétrole.
Le dernier symbole disparu d'une façade de la ville en 1997 n'a pas sonné le glas de l'élégant tracé africain. Repris sur toutes les nouvelles constructions à l'intérieur du ksar comme à l'extérieur, le signe de Tanit semble revivre partout. Ce signe, qui ornait les sept portes de la ville et le seuil de toutes ses demeures, est considéré comme un des plus anciens symboles des civilisations humaines.
Schématisant probablement un être en prière, il est pour les spécialistes la représentation de la déesse berbère Tanit, que les Carthaginois se sont appropriée et qui est devenue l'Ishtar de l'Egypte pharaonique, l'Aphrodite des Grecs puis la Vénus des Romains. Interprété comme Lam Alif avec l'avènement de l'Islam, le signe de Tanit atteste que Ouargla, l'Afro-méditerranéenne, qui, selon les préhistoriens n'a pas connu de rupture de population depuis le paléolithique, est comme ses s'urs maliennes Djenné-Djeno, Hambarketolo, Tonomba, Kaniana ou encore Tombouctou et Gao (Mali) l'un des sites d'où l'homme moderne a pris son essor.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : APS
Source : www.elwatan.com