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Le fallacieux argument des disparités régionales



Le fallacieux argument des disparités régionales
Nul besoin d'être devin pour comprendre alors que les prix au détail de la majorité des produits alimentaires ont connu une hausse sensible en décembre dernier par rapport au même mois de l'année précédente.L'économie de marché serait-elle à ce point pernicieuse pour le quotidien des Algériens' Ce concept économique, désormais fourre-tout, se traduit finalement pour nombre de nos compatriotes par un chemin de croix qu'ils doivent arpenter dans le maquis des biens de large consommation. Le libre commerce se mue en une véritable malédiction pour les Algériens, en ce sens que les commerces semblent échapper à tout contrôle, notamment en matière de prix. Sinon comment expliquer les disparités flagrantes qui caractérisent les tarifs auxquels sont cédés des denrées aussi nécessaires que les légumes, les légumineuses, les viandes, et les autres produits nécessaires aux ménagères. Ce constat effrayant est étayé par les chiffres communiqués par le ministère du Commerce et confirment à leur manière une tendance haussière qui remonte déjà au moins à 2015.Nul besoin d'être devin pour comprendre alors que les prix au détail de la majorité des produits alimentaires ont connu une hausse sensible en décembre dernier par rapport au même mois de l'année précédente, tandis que les différences de prix demeurent significatives, sinon criardes, entre les régions du pays. Les disparités régionales en matière de prix pratiqués retiennent donc au premier chef l'attention de l'observateur. Les différences de prix des produits alimentaires sont souvent expliquées par de sombres incidences engendrées, tantôt par le coût du transport, tantôt par les spécificités de consommation et les habitudes alimentaires propres à chaque localité. Ainsi, notre belle datte saharienne est cédée à 331 DA/kg à Ouargla contre 544 DA à Sétif, soit une différence nette de 213 DA. Le kilogramme de pommes locales est pour sa part cédé à 156 DA à Blida contre 290 DA à Oran, d'où un écart de 130 DA. Le prix moyen de la pomme de terre, une denrée pourtant bien abondante, était en décembre 2016, de 44 DA/kg dans la région de Blida contre 57 DA à Ouargla et à Béchar, avec à la clé une différence de l'ordre de 13 DA, alors que l'ail local coûtait 459 DA/kg sur les étals de Béchar contre 634 DA à Alger, d'où la différence de 175 DA. Idem pour les haricots verts qui valaient 126 DA/kg dans la région de Blida contre 190 DA à Oran, avec une différence de 64 DA, tandis que la carotte se vendait à 54 DA à Sétif et à Saïda contre 78 DA à Ouargla, avec une différence de plus de 20 DA, l'oignon était cédé à 40 DA/kg à Saïda contre 54 DA à Ouargla avec cette différence de 14 DA.Ce qui ressort du rapport communiqué à l'APS, c'est que les prix pratiqués échappent à toute norme. Surtout que certains produits réputés pour leur stabilité tarifaire ont préféré jouer au yo-yo avec une forte prédilection pour la tendance haussière. Citons les légumineuses par exemple qui se voient pousser des ailes. De fait, les légumes secs ont vu leurs prix flamber injustement. Citons également le prix des pois chiches qui a été greffé de+63%, alors que celui des haricots secs a grimpé de 6,6% et celui des lentilles de 5,3%.
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