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Le cinéma du Nord Point Zéro : les autres articles



Ce n'est pas de la fiction mais de la réalité. On a pensé à un moment que le renouveau allait venir de Kabylie, le c'ur historique et battant de l'Algérie centrale. Puis l'on s'est dit que non, la flamme allait surgir des Aurès et de ses fières convictions. Puis on a oublié les gros plans, on a recadré sur de vagues panoramiques qui ne disent rien. Puis, lumière, on a pensé que la réforme allait venir de Tlemcen et de sa finesse civilisationnelle. Puis intérieur nuit, on a pensé à Staouéli ou à Tunis.
Entre-temps, il y a eu le cinéma, tout changer pour ne rien changer, jouer pour faire semblant, décors en carton-pâte et figurants mieux payés que des acteurs de Hollywood. Et si ce renouveau venait du Sud, comme le célèbre vent du même nom ' Réunis à Ouargla, là où l'on emprisonne encore des chômeurs quand ils demandent du travail, les membres des bureaux politiques du FLN des 10 wilayas du Sud ont tenu à rappeler les règles de la démocratie et les statuts du vieux parti. Un nouveau secrétaire général doit être élu, à bulletins secrets s'il le faut. Ce que les redresseurs refusent, optant pour le plébiscite, avec toutes les dérives contenues dans ce mécanisme féodal.
Le Sud, terre de lumière naturelle où l'on n'a pas besoin de projecteurs, le Nord où tout se joue dans la pénombre avec des silhouettes furtives ' Un air de cinéma. D'ailleurs, le ministère de la Culture a décidé de poursuivre ses étudiants en justice comme des délinquants et de fermer un institut, celui du cinéma et des arts dramatiques, comme on ferme un bar ou une pizzeria. Un drame ' Même pas, juste la même logique : les gens et les biens, les écoles et les diplômes appartiennent au gouvernement. Heureusement, il reste les idées, qu'il ne peut posséder.
Le gouvernement est d'ailleurs incapable de produire un scénario ou une vision, allant dans son aveuglement jusqu'à fermer les institutions qui peuvent en créer.
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