
Pas de nouvelles, bonnes nouvelles. Le mouvement de contestation contre l'utilisation de la fracturation hydraulique né à In Salah fait moins parler de lui dans l'actualité brûlante.Sans être trop optimistes, on peut penser que les choses se passent bien pour la population dans cette région. Des bruits ont couru que les opérations de fracturation hydraulique prévues par la compagnie américaine Haliburton ont été différées. Les pouvoirs publics sortent-ils du gaz de schiste comme ils y étaient entrés, sur la pointe des pieds et dans la discrétion ' Sommes-nous dans un «moratoire» qui ne dit pas son nom ' La population d'In Salah ne cherche pas une victoire mais tout simplement qu'on ferme les puits de gaz de schiste qui sont dans son voisinage. Son combat n'a rien de politique, ni d'ailleurs rien du combat écologique classique. Le mouvement, que la population d'In Salah a lancé il y a plus de deux mois, a pour seul motif de préserver la ressource en eau qui constitue sa vraie richesse et représente l'avenir de ses enfants. Les discours officiels, sur un ton péremptoire, d'abord, puis, ensuite, ceux des experts, en apparence plus pédagogiques, sur l'absence de risques liés à la fracturation hydraulique, n'ont pas convaincu la population concernée, dont tout le monde reconnaît que ses appréhensions sont légitimes. Il n'y a ni manipulation, ni arrière-pensée derrière sa revendication qui est totalement sincère. Dans ce contexte, on se demande que vient faire la manifestation prévue aujourd'hui à Ouargla, comme un cheveu sur la soupe, par des partis politiques d'opposition qui prétendent appuyer le mouvement d'In Salah alors que la population intéressée veut éviter toute interférence politicienne d'où qu'elle vienne. C'est d'ailleurs cette attitude qui lui a valu un très large soutien dans le pays. Le reste ne semble pas la concerner pour l'immédiat. Le clivage créé par le projet d'exploration puis d'exploitation du gaz de schiste en Algérie ne passe pas forcément par la ligne qui sépare le pouvoir de l'opposition. Pour être clair : la population d'In Salah a montré que sa lutte contre la fracturation hydraulique ne dépend pas de l'activité de l'opposition. Elle attend des pouvoirs publics qu'ils prennent la décision qui préservera leurs ressources en eau, qui sont aussi celles de tout le pays.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : L A
Source : www.lnr-dz.com