Les sorties innombrables et fracassantes, hyper médiatisées, de ce jeune homme qui a travaillé comme agent de sécurité dans l'entreprise britannique Compass Group au sud du pays, sont très intrigantes, dans la mesure où ce soi-disant défenseur acharné des droits de l'Homme en Algérie, a bénéficié d'un stage de formation à l'action subversive, ou à l'art de soulever les peuples, organisé par Front Line Defenders, une ONG basée à Dublin, en 2011.
Celle-ci l'a également invité aux JO de Londres de 2012, dans le cadre d'une campagne en sa faveur. Peut-on se fier aux cris de vierge effarouchée de la part d'un individu financé par une organisation dont le président n'est autre que Denis O'Brien, un homme d'affaires irlandais qui a défrayé la chronique à maintes reprises au Royaume- Uni, non pas pour défendre les droits de l'Homme, mais pour des détournements d'argent et de évasions fiscales à faire pâlir d'envie les mafieux les plus emblématiques' Le concept d'attaquer des Etats à l'aide d'un cheval de Troie en arguant la défense des droits de l'Homme se révèle une arme fatale dans tous les pays ' et les exemples sont nombreux aujourd'hui dans le monde arabe. Le procédé est très simple : on forme des bloggeurs à l'aide des nouvelles technologies et des réseaux sociaux et on les lâche ensuite dans la nature. Pas besoin d'envoyer des agents hyper entraînés, de dépenser des sommes astronomiques pour recruter et financer des armées et de risquer la vie des troupes. La théorie de la révolution non violente prônée par Gene Sharp et son acolyte Robert Helvey 'ex-colonel de la CIA ' s'avère très efficace dans ce qu'on appelle «le printemps arabe» et le résultat est plus que satisfaisant puisqu'ils réussissent là où des armées échouent. Comment a-t-on pu produire ce genre d'énergumène en Algérie ' La crise fondamentale de l'opposition algérienne qui n'arrive pas à mûrir et à engendrer une dynamique de changement positive pour le pays nous ramène des charlatans financés par des officines occultes dont le but inavoué est de s'accaparer de nos richesses nationales et briser notre Etat-nation. Le fait que l'action de ce personnage se trouve au sud du pays et plus exactement à Ouargla, non loin de nos champs pétroliers, est révélateur de l'enjeu derrière lequel se cachent les maîtres marionnettistes. Au moment où les frontières sud de notre pays connaissent une menace sans précédent, des individus vont jusqu'à réclamer la sécession du pays. Pas besoin de dévoiler qui est derrière afin de séparer l'Algérie de son Sahara, ce projet est tellement ancien que le procédé paraît caricatural, sauf qu'à présent on a recours à des pantins au service des mêmes maîtres. L'opposition algérienne en laissant l'avantage et l'initiative à des individus sans parcours politique avéré ni projet clair est condamnée à ressasser ses petites douleurs et ses petites misères dans les salons parisiens. Yacine Zaïd, Tahar Belabès, Abdelkader Kherba, Rachad TV, etc. sont le symptôme de l'échec stratégique dans lequel nous nous trouvons en ce moment précis de l'histoire car au lieu d'avoir des opposants éclairés et patriotes, on a la lie de la société qui se vend au plus offrant dans les marchés et bourses internationaux, spécialisés dans le commerce des droits de l'Homme. Les jeunes Algériens doivent prendre le taureau par les cornes et s'inspirer de leur histoire authentique qui a engendré des Ben M'Hidi, des Ali La Pointe, et j'en passe tant les modèles sont innombrables, au lieu de courir derrière les mirages d'un Occident qui n'offre que des bombes humanitaires au petit matin. Peut-on sauver le soldat Zaïd de lui-même ' C'est une question d'ordre pédagogique. Pour y répondre, il nous faut un vrai débat au sein de la société algérienne en impliquant tous les facteurs positifs de la nation pour construire un Algérie forte, démocratique, comme l'ont voulu les martyrs de notre patrie. Les révolutions à la Gene Sharp du type hot-dog ne peuvent pas inspirer un peuple qui a connu des épopées historiques allant des soulèvements populaires contre le colonialisme depuis la conquête de l'Algérie par les forces coloniales françaises, jusqu'aux années 20 où le mouvement national qui constitue une véritable école de formation politique, s'est aguerri par la lutte et une multitude de débats, voire des mutations extraordinaires, pour qu'à la fin il atteigne la synthèse avec la révolution du 1er Novembre. Pas besoin chez nous des ONG qui ne sont que des OGM démocratiques. Peut-on dire qu'après la Libye, l'Egypte, la Tunisie, la Syrie, notre pays est la cible des cercles occultes qui agissent en brandissant l'étendard des croisades «droits de l'Homme» et qui font de l'agitation à travers leurs pantins ' Cette hypothèse n'est pas à exclure, sachant que nos frontières sud et une éventuelle intervention militaire au nord-Mali constituent une aubaine pour tous les ennemis de l'Algérie et Dieu sait s'ils sont nombreux. Alors faut-il se résigner à l'idée d'être une cible permanente ou travailler à un horizon porteur d'espoir et de résistance ' Les vraies forces vives de l'Algérie novembriste doivent se manifester pour dire leur mot et affirmer que notre nation, malgré toutes nos difficultés, est notre demeure et doit rester souveraine et indivisible. Enfin, pour cet objectif, il faut un souffle de renouveau national qui porte en son sein le projet d'un Etat fort en symbiose avec les grandes réalisations de la révolution algérienne, aux grands repères et acquis de la reconstruction du pays durant de longues années de dur labeur. Ces énergumènes produits dans des laboratoires bas de gamme doivent relire notre Histoire. L'Algérie ne vient pas de nulle part, elle s'est construite dans le sang et la douleur. Arrêtons ce jeu macabre d'insulter notre intelligence, nos martyrs et notre histoire, et partons vers la conquête d'autres espaces du savoir et de la science.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohsen Abdelmoumen
Source : www.lnr-dz.com