
De l'est à l'ouest, du nord en allant vers le sud, la contestation ne fait pas défaut.Ça bouillonne partout. Le malaise s'accentue à tous les niveaux. Le feuilleton des contestations continue à prendre de l'ampleur mettant les dirigeants dans une position embarrassante. Les concessions faites par le gouvernement attisent davantage l'appétit des mécontents.Le gaz de schiste, le logement, la pénurie du carburant, les intempéries sont autant d'ingrédients qui assaisonnement la scène nationale au quotidien. De l'est à l'ouest, du nord en allant vers le sud, la contestation ne fait pas défaut.L'émeute est devenue un sport national privilégié chez les Algériens. Autrement dit, c'est le seul moyen de se faire entendre par les autorités publiques et d'arracher leurs droits. La contestation sur le gaz de schiste se poursuit depuis plus d'un mois. À In Salah, plusieurs dizaines de manifestants contre le gaz de schiste ont forcé l'arrêt du forage-test, selon Abdelkader Bouhafs, un des représentants de la société civile. Les habitants de cette daïra refusent de rejoindre leurs maisons tant qu'il n'y a pas eu du concret. Ce n'est pas après 33 jours de contestations que nous allons faire marche arrière», a assuré Bouhafs, représentant de la société civile. En plus de In Salah, l'opposition à l'exploitation du gaz de schiste a gagné d'autres wilayas. En signe de solidarité avec la population de In Salah, des citoyens ont observé depuis mardi un sit-in ouvert à la place de Souk Lahdjer à Ouargla pour contester l'exploitation du gaz de schiste. La contestation promet de beaux jours.Les dirigeants des partis et les personnalités membres de l'instance de concertation et de suivi qui regroupe la Cnltd et le Pôle des forces du changement a lancé un appel à des marches à travers les 48 wilayas du pays le 24 février prochain. «Ces manifestations, qui coïncident avec l'anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures et avec la date projetée par le FFS pour organiser sa conférence de consensus, sera l'occasion d'appeler à la préservation de la souveraineté nationale et de dénoncer l'exploitation du gaz de schiste», précise une source de l'instance. Les membres de cette instance ont même décidé d'organiser une marche au niveau de la capitale une manière de braver l'interdit pour récupérer l'espace public. La dernière décision concernant le découpage administratif a également suscité des bouillonnements. Plusieurs citoyens des différentes daïras se sont élevés pour réclamer le statut de wilaya. C'est le cas d'ailleurs pour les habitants de Boussaâda qui reviennent à la charge pour relancer leur vieille revendication. Le problème du logement continue à provoquer des émeutes. La guerre des cités se poursuit à Larbaâ dans la wilaya de Blida. A Mascara, les autorités ont été forcées de geler la liste des bénéficiaires de logement, qui a soulevé l'ire des habitants de Zehana. Même les bénéficiaires des logements sociaux ont marché à Constantine pour réclamer la date de leur relogement. Le secteur de l'éducation sera complètement paralysé les 10 et 11 février prochain. Le bras de fer opposant les syndicats à la tutelle se poursuit. L'amorce du dialogue n'a pas donné de résultat. Dans la wilaya de Aïn Defla, les enseignants n'ont pas attendu la grève pour se manifester. Ces derniers ont fermé mardi dernier la direction de l'éducation pour contester leur exclusion après avoir été admis.Le secteur de l'enseignement supérieur n'est pas épargné. Des étudiants en biologie ont suspendu hier les cours au niveau de l'Institut national de l'alimentation.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nadia BENAKLI
Source : www.lexpressiondz.com