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"L'Etat renonce à lutter contre la pauvreté"



img src="http://www.lexpressiondz.com/img/article_medium/photos/P151210-10.jpg" alt=""L'Etat renonce à lutter contre la pauvreté"" /«On se dirige à une grande vitesse vers la dictature oligarchique comme en Egypte au temps du système de l'ex-président Hosni Moubarak.»Les propos tenus avant-hier par Saâdani, offusquent Louisa Hanoune. La secrétaire générale du PT, qui s'exprimait à l'ouverture des travaux de son bureau politique, a estimé qu'«avant-hier encore on a entendu des déclarations vraiment écoeurantes parce qu'on ne peut pas ressentir autre chose». «Ces déclarations commentant la lettre du général Toufik, confirment la régression et la pollution des moeurs politiques», a-t-elle souligné.«A travers sa lettre pour défendre le général Aït Ouarabi dit Hassan, le général Medjdoub et tous les autres officiers qui souffrent de la hogra, de l'injustice et de l'arbitraire, le général Toufik s'est comporté en homme d'honneur pas comme un lâche», a-t-elle estimé. «Le débrayage des travailleurs de la Snvi, la grève dans la formation professionnelle et d'autres secteurs ainsi que les manifestations dans la wilaya de Ouargla autour des revendications fondamentales et contre la LF 2016, sont motivés par l'éveil de la conscience et le refus de cette politique mortelle», fait-elle savoir. «Ces perturbations récentes sont l'hirondelle qui annonce le printemps», prévient-elle. «Les citoyens en colère dont le nombre augmente chaque jour davantage, savent que les hausses des taxes entraîneront un effet domino sur d'autres produits et services», prévoit-elle également. «Dans la situation actuelle, sans précédent et inédite, l'Etat veut renoncer à la lutte contre la pauvreté, les inégalités et recourt à leur institutionnalisation tout comme ils institutionnalisent les coups d'Etat permanents. Ce sont des provocations d'une extrême violence qui préparent des conditions de déclenchement d'un processus révolutionnaire quand ceux d'en bas refusent totalement le sort qui leur est fait et ceux d'en haut deviennent incapables de diriger, qui n'ont actuellement aucune boussole à l'exception de servir l'oligarchie et les intérêts étrangers», affirme-t-elle.«L'oligarchie et ses relais politiques ne reculent devant rien en recourant aux insultes et en incitant même au meurtre sans que la justice s'auto-saisit», a-t-elle indiqué.«Maintenant comme si nous étions obligés tous en tant qu'Algériens et Algériennes de demander l'autorisation pour écrire au président, saisir l'opinion publique via les médias pour alerter contre l'arbitraire et l'injustice, de réfléchir, de militer, c'est-à-dire nous avons le choix entre rejoindre la clientèle et les courtisans ou bien subir la répression», a-t-elle indiqué en faisant allusion aux réponses violentes des responsables des partis du pouvoir.«Est-ce l'Etat civil dont on parle'» s'est-elle demandé. «Non, ce n'est pas ça l'Etat civil», poursuit-elle. «On se dirige à une grande vitesse vers la dictature oligarchique comme en Egypte au temps du système de l'ex-président Hosni Moubarak. Nous sommes devenus une hérésie du monde alors que notre pays perd chaque jour davantage de son immunité sur tous les plans politique, social et sécuritaire», a-t-elle estimé. «Mais en même temps cette violence et dérive traduisent une grande panique au sein du pouvoir parallèle car ils se sont dévoilés par eux-mêmes. La mise au point adressée par le général Mohamed Mediene à qui le peuple par affection a donné un gentil nom 'Toufik'', a levé le voile sur la dérive qui a caractérisé la dernière période, en atteignant même la justice militaire en raison des interférences du pouvoir exécutif et des personnes qui n'ont aucun lien avec la justice». «Ce sont toujours des conditions politiques qui imposent des élections anticipées ou alors s'ouvre dans le pays un processus révolutionnaire», a-t-elle conclu.


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