Ouargla - A la une

L'Etat passe à l'action

Les populations du sud du pays, les jeunes en particulier, figurent parmi les plus éprouvées par le phénomène du chômage. Certaines régions de cette partie du territoire national ont été secouées par des mouvements de protestation chroniques pour que soient pris en compte des revendications dont le caractère porte essentiellement sur l'accès au travail. Une question que les pouvoirs publics veulent régler définitivement.L'Etat passe à l'action. Une commission sectorielle, chargée de la gestion du marché du travail dans les wilayas du Sud, a été mise en place, mardi, au siège du ministère du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale, a indiqué un communiqué du ministère.
Une assemblée dont la composante, significativement relevée, a plutôt fière allure. Des représentants des ministères de l'Intérieur, de la Formation et de l'Enseignement professionnels, de l'Energie et des Mines, de l'Industrie, du Tourisme et de l'Artisanat, de l'Agriculture et du Développement rural, du ministère délégué chargé de la microentreprise, ainsi qu'un représentant du Conseil national économique, social et environnemental (Cnese) doivent y figurer. Cette rencontre s'inscrit dans le cadre des efforts inlassables de l'Etat pour trouver des solutions définitives au dossier de l'emploi dans les wilayas du Sud, en concertation avec les différents secteurs concernés, a déclaré le SG du ministère du Travail. Abderrahmane Lahfaya, laquelle a supervisé la cérémonie d'installation de cette Commission, qui a pour objectif d'apporter des solutions concrètes qui répondent aux aspirations des jeunes demandeurs d'emploi, dans les 20 wilayas du sud du pays. Il faut souligner que le président de la République avait déjà fait écho aux doléances des manifestants du sud du pays en matière d'emplois. Abdelmadjid Tebboune avait notamment donné son feu vert pour concrétiser les propositions qui lui ont été soumises par le ministre d'Etat et médiateur de la République, Ibrahim Mourad. Une délégation ministérielle s'est rendue à Ouargla, épicentre du mouvement de protestation qui a secoué le sud du pays. Le médiateur de la République, Ibrahim Mourad, avait fait, pour sa part, une présentation de la situation au chef de l'Etat, accompagnée de propositions dont la formation d'une délégation composée des représentants des secteurs ministériels concernés. C'est dans le sillage de ces réactions qu'une délégation a été conduite, le 28 juillet 2021, par le P-DG de Sonatrach, Toufik Hakkar, pour superviser l'opération de 5600 recrutements qui s'est déroulée à l'Institut algérien du pétrole situé à Boumerdès. Cette visite a donné l'opportunité de constater que l'opération de correction des copies laquelle s'est déroulée, pour la première fois, en présence d'observateurs des deux wilayas, pour assurer sa transparence, avait ajouté la même source. Il faut rappeler que le groupe Sonatrach a lancé un avis d'appel d'offres de 5600 emplois à travers ses différentes filiales du sud du pays pour l'année 2021. 46% d'entre eux ont été pourvus à la fin du premier semestre.
Les 34% restants, qui représentent 1200 postes de travail, devaient l'être incessamment. Il faut souligner que la wilaya de Ouargla avait connu, au mois de juillet dernier, des mouvements de protestation animés principalement par des jeunes au chômage.
Des manifestations qui ont fait tache d'huile et qui se sont répandues à travers plusieurs communes de cette wilaya pétrolière: Souk Lahdjar, Ouargla, Béni Thour, Ain Beida, Mekhadma et Rouisset. Leur prise en charge doit faire baisser la tension.
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