Ouargla - A la une

"L'Etat doit revoir sa stratégie"



La situation à Ghardaïa, la perle des oasis, a pris une tournure gravissime! Les Constantinois se sentent concernés, ils ne sont guère indifférents à ce qui se passe dans l'une des plus importantes wilayas de l'Algérie! Dans la rue c'est le seul sujet qui revient; les habitants de la capitale de l'Est s'inquiètent. Pour eux, plus de 10 ans de terrorisme n'a pas réussi à diviser les Algériens dans toute leur composante, mais voilà qu'un simple différend religieux cause la mort de dizaines de personnes. Le constat, d'apparence, est absurde pour les Constantinois dont l'un, Mohamed témoigne: «Ghardaïa brûle et compte ses morts. La situation est très grave. Si l'Etat et les services de sécurité ne sont pas en mesure d'arrêter l'effusion de sang, il est à craindre que les choses empirent davantage.» Etonné encore du nombre de victimes, notre interlocuteur ajoute: «Mais où est- elle cette élite intellectuelle' Que fait-elle' N'est-elle pas aussi responsable que le pouvoir et le reste' Son silence est presque complice.» Un fait inquiétant aussi, la tragédie de Ghardaïa s'élargit et prend de l'ampleur. Après Ghardaïa, Berriane, c'est au tour de Guerrara de s'enflammer! Aussi surréaliste que cela puisse paraître, le cassage à commencé après la prière du Fedjr, un timing incompréhensible! Mohamed qui connaît bien le Sud pour y avoir passé une partie de sa vie est abasourdi par les informations qui parviennent de cette ville où il avait enseigné à un certain moment. Il n'est pas le seul, puisque Aïssa, un commerçant qui avait l'habitude de visiter la ville est aussi ahuri: «Je ne comprends plus rien! On peut être en désaccord sur un sujet, mais en arriver à s'entre-tuer car on ne partage pas le même avis c'est inquiétant! Les enjeux sont beaucoup plus profonds que ça! C'est l'Algérie qui est ciblée ainsi que son armée. On n'a pas réussi à déstabiliser le pays aux frontières, on crée des tensions meurtrières pour ramener le pays à une crise sécuritaire générale. Le complot a échoué à Biskra, puis Ouargla, mais semble prendre un virage crucial à Ghardaïa! Nos ennemis sont nombreux, ils sont à nos frontières mais qui accuser' s'interroge Aïssa. Toutes les personnes que nous avons rencontrées ont été d'un commun accord pour dire stop! L'Etat doit au plus vite changer de stratégie pour mettre fin à cette violence qui ne s'apparente pas au comportement des Algériens! C'est le moment de prendre les choses en main et de s'impliquer davantage pour la résolution de cette tragédie qui n'a que trop duré. Pour les Constantinois, cette fitna vient forcément d'ailleurs et un vrai Algérien n'appellera jamais à la haine.


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