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L'Etat à la recherche de filières de substitution à l'économie pétro



L'Etat à la recherche de filières de substitution à l'économie pétro
L'économie nationale continue d'évoluer autour d'un centre de gravité : le pétrole, ressource non renouvelable. C'est un fait. Et cela n'a pas changé parce que le pays n'arrive pas à s'engager dans l'édification d'une véritable économie de substitution aux hydrocarbures. Des secteurs de substitution au pétrole, les chargés de l'économie nationale en parlent depuis des années. Les politiques économiques se ressemblent, aucune d'entre elles n'ayant réussi à donner de la consistance à la production nationale et aux exportations hors hydrocarbures. De restructuration en restructuration, la production nationale a été mise à mal. La coupe est pleine ou presque. Des assises nationales sur l'industrie ont été organisées et des recommandations formulées. Sur leterrain, peu de choses ont été réalisées. Dans la nouvelle stratégie industrielle projetée, il est question d'insérer des entreprises publiques aujourd'hui en mal de trésorerie et de marché, ou d'en créer de nouvelles. La démarche est inscrite dans le long terme, l'idée étant de permettre l'éclosion de branches capables de rendre exportable la production nationale. Pour le faire, il faut réunir les conditions nécessaires à la création d'une richesse en substitution aux hydrocarbures et à la réalisation du développement durable. Il faut également préparer le secteur industriel à l'intégration dans les espaces économiques mondiaux et le renforcement de sa compétitivité, soutenir les activités industrielles dotées de capacités d'exportation et à forte valeur ajoutée. Et créer des synergies entre les entreprises industrielles, les universités et les centres de recherches, surtout que l'Algérie a conclu un accord d'association avec l'Union européenne et s'apprête à adhérer à l'Organisation mondiale du commerce (OMC). La concrétisation de tels objectifs ne pourrait être possible que s'il y a développement de pôles de compétitivité dans les filières industrielles porteuses sur la base de capacités existantes et création de pôles dans les Hauts-plateaux, renforcement du programme de mise à niveau du tissu industriel dans son ensemble. Il est attendu de la mise en ?uvre de la politique industrielle la réalisation, à l'horizon 2017, d'un taux de croissance moyen de 5,5% par an. En termes de croissance, l'industrie est en déclin depuis des années, en dépit des efforts qui ont été consentis. Les efforts faits aujourd'hui dans ce secteur visent, entre autres, à réhabiliter certains organismes dédiés à l'industrie ou d'en mettre en place de nouveaux. Il est question à ce sujet de renforcer la métrologie légale, la normalisation, la promotion de la qualité, la propriété industrielle et l'accréditation, et ce, dans le cadre des missions de régulation relevant de l'Etat.Il est également projeté de réanimer certaines structures devenues, au fil du temps, amorphes. Dans le détail, il est souhaité que l'Office national de la métrologie légale (ONM) soit renforcé par la réalisation de trois laboratoires (un laboratoire central pour les étalons primaires et deux laboratoires régionaux pour les étalons secondaires, à Constantine et Ouargla) et par la construction d'antennes de l'Office dans les Hauts-Plateaux et le Sud. L'Organisme algérien d'accréditation (Algerac), dont la mission consiste àdélivrer des attestations aux organismes d'évaluation de la conformité, tels que les laboratoires, les organismes d'inspection et de certification a été, lui, créé. Et, l'entreprise dans tout cela ' Il est question que la stratégie industrielle soit soutenue par des entreprises fortes, capables de faire face à la concurrence imposée par l'ouverture du marché national. Et ce sans perdre de vue le rôle de l'Etat. Celui-ci veut s'impliquer dans cette stratégie industrielle. Il a consacré énormément d'argent à la réhabilitation des zones industrielles et des zones d'activités.Et pendant que l'industrie, hors hydrocarbures, est en déclin, l'énergie continue de cumuler croissance sur croissance, l'électricité et le gaz continuant d'afficher d'excellents résultats. Entre autres projets retenus dans ces deux filières, il y a la rocade électrique et la rocade gazière. La première vise à éliminer certains points faibles du réseau de transport de l'électricité et à assurer des échanges d'énergie très importants entre le réseau nord et le réseau sud. La rocade gazière, elle, s'inscrit dans le cadre du programme de développement des Hauts-Plateaux et vise, d'une part, à satisfaire la demande en gaz induite par ce programme et, d'autre part, à sécuriser l'alimentation en gaz par le «bouclage» des gazoducs. Ces deux projets sont considérés comme des instruments privilégiés pour le développement économique du pays, car ils permettent, notamment, le désenclavement des régions les plus reculées du pays, la disponibilité de l'énergie nécessaire au développement des activités industrielles, agricoles et commerciales en tous points du territoire national, la mise à disposition des populations rurales et des quartiers et lotissements sociaux du confort avec l'apport de l'éclairage et du chauffage et la contribution à l'épanouissement culturel des populations concernées.Y. S.


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