Ouargla - A la une

L'essentiel de la semaine



L'essentiel de la semaine
-Samedi : Des dizaines de migrants clandestins meurent à la frontières, perdus, trucidés par la soif et la fatigue, la faim et la chaleur de ce terrible désert. Le Sud algérien est en passe de devenir le Lampedusa de sable, pour reprendre un collègue, un enfer pour ceux qui fuient d'autres enfers. Personne ne doit rester indifférents à ces drames, même si l'Europe, hypocritement, nous encourage à mieux «contrôler» ces «flux».-Dimanche : Procès surréaliste et justice de la honte : un an de prison requis contre deux jeunes raflés par les services de l'immigration en marge d'une manifestation de Barakat, la veille de la présidentielle du 17 avril. Les parents ont failli être refoulés à l'entrée de la salle d'audience et la juge a traité l'affaire comme si des Droukdel puissance 100 étaient en face d'elle. Scandaleux.-Lundi : Face à la honteuse banalisation du racisme anti-Subsahariens, le directeur du bureau d'Alger de l'Onusida s'insurge, et il n'est pas le seul, des Algériens ayant exprimé leur indignation sur les réseaux sociaux. Car les relents de ce racisme si accepté, si «normal», devient un vrai phénomène de société, et pas seulement contre les étrangers, vu les derniers événements de Ghardaïa où une partie d'Algériens a diabolisé une autre partie.-Mardi : C'est étrange, mais comment se fait-il que le miraculeux 4e mandat n'a pas arrangé les affaires des chômeurs ' Ils ont carrément menacé de mettre le feu à un camion-citerne à Ouargla et promettent de nouvelles actions. Pourtant, on nous avait promis des lendemains qui chantent grâce à Bouteflika, parole de Amara Benyounès !-Mercredi : Le wali de Tamanrasset n'accepte pas les critiques : à notre journaliste qui l'interroge sur les migrants morts de soif alors qu'ils tentaient une périlleuse traversée à nos frontières, le wali répond : «Est-ce qu'El Watan est un journal algérien '» Critiquer c'est être l'ennemi, car l'Etat a toujours raison et ceux qui pensent sont des ennemis de la nation. Ça a l'avantage d'être simple comme raisonnement.-Jeudi : La fiche de police n'est plus nécessaire pour les voyageurs algériens dans les aéroports. C'est une bonne chose, car il était toujours incongru de devoir se déclarer à la police comme si on quittait ou regagnait un pays étranger. Mais ce sentiment d'extraterritorialité reste quand même fort avec cette «mouture» de la révision de la Constitution : un message venu d'ailleurs s'adressant à des anonymes.


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