
-Samedi : La victoire de Bouteflika à l'élection présidentielle est désormais officielle. Un mandat de plus pour celui qui continue à battre des records de longévité malgré trois premiers mandats en demi-teinte et d'un AVC l'été dernier. Le Président que l'on présente comme garant de la stabilité devra vite s'atteler à sa tâche. Onze militaires trouvent la mort dans une embuscade à Iboudrarène, en Kabylie.-Dimanche : Kabylie encore. Malgré l'interdiction par le régime de la traditionnelle marche commémorative du «Printemps berbère», pour cause de paranoïa sécuritaire, la population kabyle y tient. Celle-ci tourne à l'émeute après l'intervention de la police. Entre-temps, à Ouargla, les chômeurs s'attaquent à la mairie à coups de cocktails Molotov. Le quatrième mandat n'aurait pas pu commencer sous de meilleurs hospices.-Lundi : La situation se calme difficilement en Kabylie où quatorze manifestants sont placés sous surveillance judiciaire. On ne change pas les bonnes habitudes des trois premiers mandats. Sinon, Ali Benflis, nouvelle figure de proue de l'«opposant politique» mahgour, fonde le «Front du changement» avec le soutien de douze partis politiques pour continuer à lutter contre Bouteflika et le système. Sa participation au-dit système ' Un détail que Benflis élude.-Mardi : Les boycotteurs décident de rencontrer Mouloud Hamrouche et Sid Ahmed Ghozali, deux anciens Premiers ministres reconvertis en «opposants» pour s'entretenir sur la marche à suivre pour enrayer le système Bouteflika. Entre-temps, des images de policiers passant à tabac des manifestants à Tizi Ouzou font le tour de la Toile. La DGSN n'a d'autre choix que de suspendre cinq policiers pour «graves dépassements» lors de la gestion de ses émeutes.-Mercredi : Coup de tonnerre en provenance d'El Mouradia. Après plus de deux ans de mutisme, un communiqué de la Présidence nous apprend que Bouteflika s'adressera à nous. En attendant, l'Union européenne a décidé de lorgner l'Algérie pour compenser le gaz qu'elle reçoit de la Russie. Une nouvelle qui explique sûrement pourquoi les puissances occidentales se sont faites discrètes sur l'élection de Bouteflika.-Jeudi : L'ONU salue un scrutin présidentiel «globalement pacifique» dans le pays et invite les acteurs politiques algériens à maintenir la «stabilité» érigée en véritable religion d'Etat. Entre-temps, à l'issue de la réunion sur le Sahel, l'Algérie a été choisie pour conduire les discussions intermaliennes. Le régime continue de renforcer sa légitimité internationale. Benflis, lui, affirme que seulement «6 millions» d'Algériens ont voté. L'abstention est toujours vainqueur.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : El Watan
Source : www.elwatan.com