Ouargla - A la une

L'espoir des jeunes de Ouargla Salon du recrutement de la police



Ils sont venus des quatre coins de la wilaya de Ouargla pour déposer leur CV à la Maison de la culture Moufdi-Zakaria. Ils, ce sont ces centaines de chômeurs, hommes et femmes, munis des photocopies de leurs diplômes qui ont investi tôt dans la matinée l'espace réservé par la Direction nationale de la sûreté nationale pour accueillir les demandeurs d'emploi désireux rejoindre ce corps de sécurité. La majorité d'entre eux sont de jeunes diplômés, des universitaires en journalisme, des ingénieurs en informatique, en génie civil, en télécommunications... Pour Yacine Gouarah, diplômé dans le forage et la maintenance des puits professionnels, enu déposer son CV, ce salon est une opportunité qu'il faut saisir. « Jamais l'idée de rejoindre la police ne m'a effleuré, car je sais que c'est un métier difficile qui exige des sacrifices. Je voulais travailler dans ma spécialité dans ma propre région, mais toutes mes tentatives ont été vaines face à la bureaucratie », explique-t-il. Nasri Abderazzak, muni de ses trois diplômes, dont un en plomberie, croit, enfin, en sa chance. « Les jeunes du sud sont qualifiés et diplômés. Nous réclamons l'emploi comme tout jeune Algérien. J'ai déposé mon CV parce que la police est la seule institution qui s'est ouverte à nous directement et concrètement. Les entreprises, à l'exemple de GTP, exigent de l'expérience. C'est la première fois qu'on trouve des responsables à notre écoute et cela m'a encouragé à déposer mon dossier », dit-il. Même espoir chez Abdelhafid Tebough, un licencié en sociologie, qui rêve de porter la tenue bleue depuis son enfance. « C'est une chance que je veux saisir. J'espère être recruté comme officier de police », indique-t-il. Les femmes étaient présentes en force à ce salon. Mme Djemaâ, divorcée et mère de huit enfants, titulaire d'un diplôme de formation professionnelle, cherche un travail comme secrétaire ou comme femme de ménage. « Ici à Ouargla, la femme est marginalisée. Cela fait plus de dix années que je cherche un travail stable. En vain. J'espère décrocher un poste permanent dans une institution comme la police pour subvenir aux besoins de mes enfants », dit-elle. Mme Djemaâ a, également, accompagné son fils, candidat au bac, histoire « de lui assurer un avenir au sein de la police », souligne-t-elle. Zohir Oudina est, lui aussi, à la recherche d'un job pour son fils, technicien en informatique. « Ici, à Ouargla, on n'a pas de vrais responsables. En trois ans, aucun citoyen n'a été reçu par les walis qui se sont succédé à la tête de la wilaya », déclare-t-il, souhaitant que « cette initiative soit généralisée à d'autres institutions ».
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