Ouargla - A la une

«Je n'ai pas oublié ma ville»



«Je n'ai pas oublié ma ville»
C'est en marge de la rencontre internationale intitulée «Ouargla secteur sauvegardé», tenue du 10 au 12 mars de l'année en cours, que nous avons eu l'occasion de sillonner les ruelles de la vieille ville de Ouargla, grâce à ses habitants et ses notables qui nous ont accueillis à bras ouverts. Fiers de leur patrimoine, ils sont également inquiets. «Ce sont les habitants qui doivent en premier s'occuper de leur ksar. Nous sommes prêts à le protéger et le préserver», nous a dit un quinquagénaire. El Hadj Mohamed Bouganara , l'un des notables du ksar et de la ville de Ouargla, nous a fait visiter son ksar dont il connaît le moindre recoin. Rien de plus normal puisqu'il y est né et il y vit depuis plus de 70 ans. El hadj Abdelkader Bouhdjar, 65 ans, est né dans le ksar au Arch Beni Ouaguine. «Nos enfants ont grandi. Nous avons été obligés de nous déplacer. De temps en temps, tant que la maman est encore en vie, nous nous regroupons dans notre maison autour d'une ''zerda''», nous dit-il. Son frère, Mohamed 73 ans, nous assure que la prière est à ce jour faite dans le ksar par tous les membres de sa famille. De son côté, Kadi El Hadj, professeur universitaire, âgé de 56 ans, nous a révélé être parti pour s'installer à 7 km du ksar. «J'ai prêté ma maison du ksar à mon neveu. Mais je n'ai pas oublié ma ville natale.»
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