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«J'exhorte les élus à aller au plus près du citoyen»



«J'exhorte les élus à aller au plus près du citoyen»
Rencontré en marge de la commémoration du 50e anniversaire de la création des Assemblées populaires communales d'Algérie, mardi dernier, après un plaidoyer pour la gestion participative et concertée des affaires de la cité, avec la mise à contribution des anciens maires et des associations de quartier, Abdelkader Djellaoui, wali de Ouargla, a répondu à chaud à nos questions.- Vous avez demandé aux APC de mettre à contribution les anciens maires de la wilaya dans la mise en ?uvre des programmes de développement communaux. Pourquoi 'Nous venons de commémorer cinquante années d'existence de ces Assemblées populaires communales et je trouve qu'il serait judicieux et profitable pour la nouvelle génération de maires de la République de profiter de l'expérience et du savoir-faire des anciens maires dans le cadre de l'élargissement des consultations aux différentes étapes d'élaboration et de mise en ?uvre des projets. Il faut absolument les associer dans la gestion de la ville de par leur connaissance du terrain, de l'histoire et du patrimoine dans le cadre d'une discussion concertée.- Votre allocution a également appelé à investir le terrain et à bannir la bureaucratie. Pensez-vous que les maires ne sont pas assez dans la rue 'Je pense en effet qu'il y a un manque de présence au plus près du citoyen, et c'est pour cela que j'exhorte tout le monde, y compris les subdivisionnaires des différentes directions techniques, à travailler de concert avec les maires et à visiter chaque quartier, chaque zone urbaine et sortir ensemble à la rencontre des citoyens, des associations dans leurs fiefs pour discuter et divulguer la teneur des projets, les modifier au besoin, demander l'avis des gens sur les projets en cours.Après, ce qui peut être réglé au niveau local pourra se faire avec l'aide de tous et, le cas échéant, on peut constituer un conseil exécutif avec chaque maire pour prendre en charge les problèmes qui surgissent. C'est une forme de gestion participative de façon concertée avec un ancrage localisé dans les différents quartiers, sur le terrain, à l'écoute des gens, en contact avec les gens. Il ne suffit pas d'ouvrir un registre de doléances et de prétendre traiter les problèmes soulevés par les uns et les autres.- Cette gestion participative que vous appelez de vos v?ux est la principale requête des associations de la société civile qui viennent de se constituer en fédération. Comment évaluez-vous leur impact sur la gestion de la cité 'Je reçois tous les mardis quelques unes d'entre-elles. Ouargla compte des associations très dynamiques, qui font des diagnostics très précis de leurs quartiers. Parfois j'appelle un président d'APC qui n'a pas encore informé les riverains de la situation d'un projet inscrit et non lancé par exemple pour des raisons administratives. Les associations ne demandent qu'à être au courant au bon moment de l'état des projets à réaliser chez eux pour servir de relais entre l'administration et les habitants, c'est pour cela qu'il est important que le contact soit établi et maintenu.Il est capital que le citoyen se sente concerné par ce qui se passe dans son entourage immédiat et qu'il sache que les choses avancent car le développement le concerne en premier lieu. Des citoyens s'adressent parfois de façon brusque à leurs élus ou aux agents de l'administration parce que le contact est rompu, et on ne peut les blâmer d'une situation à laquelle nous participons.- Vous avez également évoqué le projet des annexes communales dans les quartiers qui en sont dépourvus. Qu'en est-il réellement aujourd'hui en cette fin de mandat et veille d'élections 'J'ai surtout ciblé les délégués communaux qui sont dispatchés à travers les années existantes et que nous ne voyons pas sur le terrain. Dès qu'il y a un problème, c'est le wali, le chef de daïra ou le maire qui sont sollicités, alors que la prise de décision concerne aussi et surtout ces délégués qui ont la force de frappe et le pouvoir de décider et de régler des problèmes de proximité avant que les choses ne s'aggravent ou ne dérapent.Il leur faut activer sur le terrain, ils sont payés pour, on a l'impression qu'ils fuient leurs responsabilités. Ils n'ont qu'à prouver leur efficacité parce que pour nous la continuité du service administratif doit être assurée et pour eux, le contexte exige de montrer de quoi ils sont capables. C'est au citoyen de juger par la suite.
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