
Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière réfute la pénurie de médicaments dont parlent nombre d'acteurs du secteur pharmaceutique, lui qui préfère parler de simples perturbations à endiguer tout prochainement.Mohamed Kebci-Alger (Le Soir) - Abdelmalek Boudiaf qui intervenait, avant-hier jeudi, au conseil de la nation dans le cadre d'une séance de questions orales, a, en effet, nié complètement toute pénurie de nombre de médicaments. Pour lui, la pénurie, par ailleurs, «passagère» ne concerne que «certains produits» et qu'il impute à des «dysfonctionnements» et des «perturbations» auxquels il s'est engagé à «remédier tout prochainement» sur la base, a-t-il expliqué, d'une «étude actuellement en cours pour définir les besoins du marché en médicaments afin d'assurer leur disponibilité d'ici 2018». Et à Boudiaf de mettre en avant le fait que la production nationale «couvre 71% du marché du médicament». Pour rappel, la Fédération algérienne du médicament (FAM) a tiré la sonnette d'alerte, parlant d'une situation grave qui exige des solutions urgentes. Se basant sur des donnés puisées du terrain, cette nouvelle entité créée par des syndicats et des opérateurs pharmaceutiques, parle de pas moins de 210 DCI (Dénomination commune internationale) qui font défaut sur le marché et que les professionnels (médecins et pharmaciens) n'arrivent plus à trouver pour répondre aux besoins de leurs patients». Un fait qu'elle impute à des ruptures de la chaîne d'approvisionnement qui a touché et qui touche toujours le secteur du médicament dans notre pays. Faisant part d'une réunion, jeudi prochain concernant le plan national anti-cancer, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière a annoncé l'ouverture de deux centres anti-cancer tout prochainement, ceux de Tlemcen et de Sidi-Bel-Abbès et de trois autres d'ici à l'année prochaine, ceux de Tizi-Ouzou, de Ouargla et Laghouat.Et d'insister, sur un autre plan, sur la nécessité d'associer tous les secteurs concernés et autres intervenants à l'élaboration du Plan national de prise en charge de la maladie d'autisme.A propos justement de la maladie du cancer, le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale a précisé que la Caisse nationale des assurances sociales (Cnas) «prend en charge le remboursement des médicaments anticancéreux figurant sur la liste des médicaments remboursables». Et à Mohamed El Ghazi de relever, en outre, «l'inexistence de relations contractuelles entre la Cnas et les structures privées spécialisées dans la radiothérapie et chimiothérapie» pour, selon lui, «absence d'un cadre réglementaire comme c'est le cas dans la prise en charge des cardiopathies et de l'insuffisance rénale».Ce qui sera pris en charge dans le cadre du plan national anti-cancer (2015-2019) qui prévoit un axe sur les relations contractuelles entre les établissements de santé publique et les établissements de radiothérapie privés. Des contrats d'une durée d'une année, dans le cadre de la prise en charge des malades inscrits sur la liste d'attente pour la radiothérapie au niveau des établissements de santé publique.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M K
Source : www.lesoirdalgerie.com