Ouargla

« Il faut rendre hommage à ceux qui ont 'uvré à la renaissance de tamazight » Karim Arib, commissaire du Festival culturel national de la musique et de la chanson amazighes



« Il faut rendre hommage à ceux qui ont 'uvré à la renaissance de tamazight »                                    Karim Arib, commissaire du Festival culturel national de la musique et de la chanson amazighes
Peut-on faire une évaluation préliminaire de l'organisation du festival '
Je dois d'abord préciser que l'organisation du Festival culturel national de la musique et la de chanson amazighes à Tamanrasset existe bien avant mon arrivée à la tête de la direction de la culture de la wilaya. Donc, je ne peux vous parler que des éditions qu'on a organisées ensemble, à savoir celle de l'année 2011 et l'actuelle édition. Le bilan dressé de l'année passée était positif. La réussite réside notamment dans les festivals de proximité organisés dans des localités lointaines de la wilaya, à l'image de Tazrouk, In Guezam, Aïn Salah. Pour cette année, les habitants de Tazrouk tiennent encore à ce festival de proximité. Ils nous ont demandé de le décaler de quelques mois en raison du froid glacial qui caractérise cette localité durant la nuit notamment. C'est une région qui culmine à une altitude de 1.800 m, et toute activité devient pratiquement impossible durant la nuit, en cette période hivernale. Le v'u exprimé par la population locale sera satisfait puisque le festival de proximité se tiendra le début de l'été prochain, qui coïncidera avec la tradition « Ziara de Tazrouk » organisée dans la même région.
Quelle est la nouveauté du festival de cette année '
Il n'est pas nécessaire qu'il y ait des nouveautés dans chaque édition. Cette année on a essayé de s'élargir un peu aux autres chants d'expression amazighe. Le festival national est une manifestation qui regroupe quatre festivals régionaux, à savoir les Aurès, la Kabylie, le M'Zab et l'Ahaggar. Nous avons invité, cette année, des artistes des autres régions, comme Timimoun, Ouargla et le Chenoua (Tipasa) pour participer à l'animation des soirées artistiques.
Et en termes d'organisation '
Pour cette année, nous avons essayé de travailler en professionnels. Toutes les imperfections tirées des éditions passées ont été prises en compte. Nous avons pris tout notre temps pour passer en revue tout ce qui n'a pas bien fonctionné l'an dernier et on a essayé d'apporter des améliorations. Je cite, comme exemple, le problème du son. Pour parer à cette lacune, nous avons fait appel à des professionnels en la matière. Il y a aussi le confort de l'assistance qui est pris en charge en mettant un nombre plus élevé de sièges à la disposition du public, en particulier des familles. D'un autre côté, il y a un travail qui s'est fait dans la communication. Nous avons entrepris une diffusion large du programme du festival, soit 6.000 dépliants imprimés dans les deux langues arabes et français. L'année passé, faute de communication, le public n'a pas été en grand nombre à l'ouverture du festival, ce qui n'est pas le cas cette année comme vous l'avez constaté. Je peux même vous dire que l'assistance enregistrée à l'ouverture de l'actuelle édition dépasse de loin celle qui a assisté à la clôture du festival de l'année dernière. C'est dire que le travail de communication fait dans ce sens a donné ses fruits. Bien sûr, l'organisation d'une pareille manifestation n'est pas du seul ressort de la direction de la culture, puisque plusieurs parties y interviennent, la wilaya, l'APC, les services de sécurité et la Protection civile. Il y a aussi des partenaires du Parc national de l'Ahaggar, de la bibliothèque et de la Maison de la culture, du tourisme qui ont contribué à la réussite du festival. En outre, il y a eu sept (07) structures d'hébergement mobilisées cette année pour accueillir un nombre d'invités dépassant les 300 personnes.
Pourquoi un festival pour la chanson et la musique amazighes '
Le festival fait dans la promotion et la valorisation du patrimoine national amazigh. Parler de la chanson, c'est toute une langue qui est derrière. Tamazight est actuellement langue nationale. Il y a toute une génération qui a lutté pour ça. Il faut rendre hommage aux personnes qui ont 'uvré pour la renaissance de notre langue.
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