Apparemment gênés par la réputation qui leur a été attribuée sur leur absence de la scène politique et la faiblesse de leur activité, onze formations politiques, dont la majorité sont nouvellement agréées, ont lancé hier une nouvelle initiative baptisée «le pôle nationaliste». Lors d'une conférence de presse, hier à l'hôtel Safir d'Alger, les représentants de ces partis ont présenté une plateforme de revendications qu'ils comptent soumettre au président de la République.
Ces partis interpellent le chef de l'Etat en vue «de faire une deuxième lecture des réformes politiques compte tenu de la conjoncture actuelle marquée par une crise multisectorielle et une situation sécuritaire fragile qui menace le pays et ses citoyens».
Le pôle nationaliste exige «la convocation de toutes les formations politiques dans le cadre des consultations menées par le Premier ministre sur la révision constitutionnelle» annoncée prochainement. «Le Premier ministre nous a informé que le chef de l'Etat lui a demandé de faire des consultations avec, uniquement, les formations politiques représentées au Parlement.
Est-ce normal '», déplore le représentant du Parti nationaliste algérien. Ces partis ont dénoncé leur exclusion de ce processus considérant cela comme «une révision constitutionnelle à huis clos» et ont émis beaucoup de réserves sur la commission installée pour peaufiner la mouture de la révision constitutionnelle. Ils ont demandé «un débat national» sur cette initiative et surtout «la tenue d'un référendum populaire pour faire passer le projet», dans la mesure où ils estiment que «le Parlement a perdu toute crédibilité et légitimité populaires».
Les onze partis affirment qu'«ils n'ont pas encore une vision unificatrice des propositions qu'ils comptent formuler sur la révision constitutionnelle».
Néanmoins, Aïssa Belhadi, président du Front de la bonne gouvernance, annonce la création, au courant de cette semaine, d'une commission pour tenter de formuler des propositions communes sur ce projet. Les membres de ce pole ont alerté sur la situation des chômeurs du Sud et la récente manifestation organisée à Ouargla, en appelant à la mise en place d'«une politique d'équilibre régional à travers des programmes de développement locaux selon la spécificité de chaque région». «Les problèmes des jeunes du Sud exigent des réponses urgentes», ont-ils dit.
«Il faut faire attention aux tentatives de manipulation de ces jeunes et à la récupération du mouvement pour d'autres fins», a-t-il ajouté. Les onze partis ont demandé aux pouvoirs publics de renforcer «la discipline institutionnelle et à imposer le principe du contrôle et de la sanction, notamment en ce qui concerne les affaires de corruption, d'abus de confiance, de détournement des deniers publics, du kidnapping et des viols».
Ils ont exigé l'application de la peine de mort et l'ouverture d'un débat national sur le phénomène d'enlèvement des enfants qui a pris des proportions alarmantes. Ce pole, nouvellement né, a exigé la parité dans le traitement médiatique dénonçant «la politique de ségrégation pratiquée par la Télévision algérienne qui ne couvre pas les activités des 'petits partis' et focalise ses efforts sur les anciens partis connus et surmédiatisés».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : N B
Source : www.letempsdz.com