Les exportations d'hydrocarbures ont diminué de 12,52% sur les neuf premiers mois de 2019, pour s'établir à 25,28 milliards de dollars, contre 28,89 millions de dollars à la même période de 2018. Cette forte baisse est liée au déclin de la production de pétrole et de gaz et à une détérioration des débouchés de gaz dans les pays clients desservis par gazoducs. Les clients européens de Sonatrach ont considérablement réduit leur demande en gaz conventionnel en provenance d'Algérie.Cette diminution a entraîné une chute de 25% du niveau des ventes escompté cette année. Le propos est du vice-président du marketing de Sonatrach, Ahmed El-Hachemi Mazighi. La situation est ainsi préoccupante. Pour l'expert Saïd Beghoul, la production peine à monter à cause, également, du retard dans le développement des gisements gaziers. À titre indicatif, dit-il, les gisements qui avaient été développés entre 2016 et 2018 concernaient les découvertes réalisées il y a une dizaine d'années et même plus. C'était le cas de Touat, de Reggane Nord, de T'sila, de Timimoun et de Tinhert (découverts en 2009). Beaucoup d'autres gisements de gaz mais aussi de pétrole attendent, a-t-il indiqué, l'approbation d'Alnaft pour être développés.
L'expert cite, parmi ces gisements, la découverte effectuée par Gazprom en 2010 dans le périmètre El-Assel, celle mise en évidence en 2007 par le groupement El-M'zaïd, près d'Ouargla, en partenariat avec le groupe chinois CNPC, et dont le dossier de développement a été transmis à Alnaft en 2010, le gisement découvert en 2012 dans le périmètre Hassi Bir Rekaïz en partenariat avec le chinois Cnooc Limited et la compagnie pétrolière publique thaïlandaise (PTTEP)? Saïd Beghoul dépeint deux scénarios, en commençant par le scénario pessimiste et qui suppose que le pic de production franchi en 2008 correspondrait, selon lui, au plateau maximal que pourraient assurer les réserves et ressources totales que recèle le domaine minier national.
Il ajoute, toutefois, que même une reprise épisodique de la production dans le court terme, avec l'entrée en lice de gisements qui sont ou seront développés entre 2016 et 2021, ne changerait pas grand-chose à la production. Aussi, poursuit-il, compte tenu du fait que ces gisements sont pour la majorité à gaz (Tinhert, Gassi Touil, Ahnet, Touat, Reggane Nord, Isarène...), l'augmentation éventuelle de la production du pétrole brut va être "insignifiante" à l'horizon 2021. Et d'expliquer : "Si des gisements additifs venaient à enrayer la chute de la production du brut, cela serait limité dans le temps (deux ou trois années), et la production renouerait de nouveau avec le déclin, car les découvertes n'arrivent plus à alimenter les réserves prouvées et compenser les quantités pompées."
Youcef Salami
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Youcef SALAMI
Source : www.liberte-algerie.com