Pourquoi l'Ong Human Rights Watch (HRW) ne cesse-t-elle d'accabler l'Algérie qu'elle fustige régulièrement à travers ses rapports annuels pour ses «manquements» en matière de droits de l'homme'
«C'est pour la simple et bonne raison que cette organisation n'est pas admise à venir travailler en Algérie», répond Farouk Ksentini, président de la Commission nationale de la promotion et de la protection des droits de l'homme (Cnppdh). Il expliquera que HRW «agit de surcroît par esprit de vengeance» par rapport à la décision prise à son encontre par le ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales qui n'a pas répondu à sa demande d'installation en Algérie.
Ksentini préconise en outre que le département ministériel évoqué est appelé à revoir sa décision concernant l'Ong spécialisée dans l'évaluation de la situation des droits de l'homme à travers le monde. «Il faut la laisser venir en Algérie. C'est en dialoguant de manière directe et dans la transparence absolue avec les responsables de cette ONG que cette organisation pourra revoir ses constats au sujet de la situation des droits de l'homme dans le pays», conseille le président de la Cnppdh, affirmant que «l'Algérie n'a absolument rien à cacher».
Ksentini estime par ailleurs qu'une fois de plus, le dernier rapport de Human Rights Watch publié vendredi 1er février a été «sévère et exagéré» vis-à vis de l'Algérie. «C'est un rapport sévère et exagéré par rapport notamment à d'autres pays de la région maghrébine et du continent africain que l'Algérie devance de loin dans ce domaine, compte tenu des efforts qu'elle a consentis pour l'amélioration des droits humains», argue notre interlocuteur contacté hier.
Il fait remarquer par ailleurs que les critiques émises par HRW à l'encontre de l'Algérie et incluses dans son dernier rapport trouvent leur origine dans «la médiatisation surdimensionnée de certaines affaires» dont il citera, entre autres, la manifestation des chômeurs de Ouargla dont certains ont fait l'objet d'arrestation par les forces de l'ordre. «Dans la gestion de ce genre d'affaire, il y a lieu de se conduire avec prudence», a conclu Farouk Ksentini.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Karim Aoudia
Source : www.letempsdz.com