
L'effet d'annonce est sans cesse réitéré par les autorités locales, mais ces infrastructures vitales dans une région saharienne comme Ouargla restent insuffisantes et loin de répondre à la forte demande du public.Ceci est d'autant plus vérifiable que ces piscines enregistrent un flux ininterrompu à longueur d'année, notamment durant la période estivale, qui s'étend sur plus de 6 mois dans le Sahara.Cette réalité climatique ne semble pas constituer une priorité dans certaines parties de la wilaya de Ouargla, telles que la daïra de N'gouça, dont la piscine n'a pas encore été ouverte au public depuis plus de 10 ans.La piscine de N'gouça, une localité distante de 20 km du chef-lieu de wilaya de Ouargla, n'en finit pas de défrayer la chronique. Le projet, dont le premier coup de pioche a été donné en 2006, devait être réceptionné avec l'ensemble du complexe sportif, qui comporte plusieurs structures en 2009.Mais, hélas, le bassin connaît encore et toujours des retards à répétition. Des retards dus en partie au maître de l'ouvrage, qui avait à sa charge la réalisation de la partie gros ?uvre du projet, dont le directeur perdra la vie pendant cette opération pour des raisons de santé, ce qui, par conséquent, a entraîné la suspension du chantier pour plusieurs années.Une fois installé à la tête de la direction de la jeunesse et des sports de Ouargla, Boubkeur Chethouna fera tout pour remettre le projet une nouvelle fois sur les rails ; une autre entreprise prendra alors le relais et achèvera le gros ?uvre en 2013. Vient alors la phase des finitions et installation des équipements, une opération qui prendra fin début 2015. La structure a été enfin réceptionnée en mai dernier. Une piscine tant attendue par les habitants de la région, en manque flagrant de lieux de loisirs et de distractions, notamment lors des grandes chaleurs.SuspenseToutes ces démarches entreprises ne solutionneront pas le problème de la piscine, puisque à ce jour, personne n'a encore pu y mettre les pieds. D'ailleurs, lors de notre passage sur les lieux, nous l'avons trouvée dans un état déplorable, livrée à l'abandon. Son directeur, Gheriani S., affirme que tout est prêt pour le lancement de la baignade une fois quelques problèmes techniques réglés. Un forage non réalisé ' Un réseau non finalisé ' Un peu de tout, paraît-il. Le suspense durera encore donc pour les habitants de N'gouça qui ne savent plus à quel saint se vouer, eux qui ont tant souffert, surtout pendant les grandes canicules et qui avaient tant attendu que ce projet leur permette de jouir enfin des bienfaits de l'eau.La mer à boire 'Plusieurs problèmes, insolubles semble-t-il, entachent ce projet de piscine qui n'arrive pas à répondre à une demande simple : un lieu de distraction hydrique pour des habitants du désert. L'on apprend donc que la ligne de haute tension passe au-dessus du bassin, que l'absence de sorties de secours pose problème et retarde l'ouverture au public en cette fin d'année 2015 qui s'achève sans espoir.Cela fera presque 10 ans jour pour jour que les travaux de la piscine ont commencé et traînent dans la durée. Les N'gouçis devront encore patienter jusqu'à la prochaine saison estivale, avant de pouvoir faire usage d'une piscine largement controversée.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M W
Source : www.elwatan.com