
La candidate du Parti des travailleurs (PT), Mme Louisa Hanoune, a qualifié de «très réussie» sa campagne électorale pour les présidentielles du 17 avril prochain. Lors d'un point de presse animé hier au siège de son parti, la conférencière a indiqué que sa campagne «était réussie et ce en dépit des entraves rencontrées à Batna et à Khenchela».Abder Bettache - Alger(Le Soir)Louisa Hanoune qui s'exprimait au lendemain de la fin de la campagne électorale a indiqué que «s'il y a un second tour aux présidentielles, le candidat du Parti des travailleurs y sera présent».En effet, tirant un bilan positif de ses sorties électorales, en qualifiant ses sorties et celles des cadres de son parti de «très positives», la présidente du Parti des travailleurs a plaidé pour l'instauration d'une deuxième République.La seule femme candidate de cette élection a tenu à rappeler que sa campagne électorale «était une campagne de programme et d'explication», contrairement à certains candidats. Pour elle, le travail mené par la candidate du parti et par les militants et autres cadres a cassé «l'idée de la bipolarisation qu'on a voulu indirectement imposer». «Tout le monde s'est rendu compte que nous sommes la principale et la première force politique organisée du pays, en raison de la visibilité de notre programme, la cohérence de nos positions et la clarté de nos discours», a-t-elle indiqué.Implicitement, Louisa Hanoune a chargé le candidat Ali Benflis, dont elle a qualifié la période de gouvernance de «la pire des périodes qu'a connue l'Algérie ces dernières années sur tous les plans». Mieux encore, elle reproche à l'ex-candidat malheureux des présidentielles de 2004, de vouloir provoquer un «printemps arabe» en Algérie pour se venger d'avoir été écarté du pouvoir. «Il y a des revanchards qui cherchent à brûler l'Algérie parce qu'ils ont été écartés de la responsabilité en appelant à l'intervention étrangère en Algérie», déclare-t-elle. Un appel qui est, pour elle, synonyme de «terrorisme».Revenant sur son meeting à Ouargla, dernière escale de son périple électoral, d'ailleurs perturbé par l'organisation des chèmeurs, la candidate à la présidentielle de jeudi prochain a tenté de minimiser la portée de cet «incident», tout en indiquant que les fauteurs de troubles étaient «une dizaine de jeunes scandant des slogans séparatistes, Ouargla avec un visa», et, tout en portant la responsabilité sur Tahar Belabès d'être l'instigateur, elle l'a traité de «petit mercenaire à la solde des ONG occidentales qui a eu la grosse tête».Pour rappel, la présidente du Parti des travailleurs, Mme Louisa Hanoune, avait déclaré la veille que l'acte de Ouargla «est un acte qui me semble signé politiquement pour me déstabiliser et me faire taire». «Mais il n'est pas encore né celui qui pourrait me faire taire. Personne ne me fera taire, ni le parti unique, ni el baltaguia. Je suis la voix des travailleurs, des femmes, des jeunes et des défavorisés», a-t-elle clamé.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A B
Source : www.lesoirdalgerie.com