
La campagne électorale pour la présidentielle du 17 avril prochain n'aura pas été un "long fleuve tranquille" comme l'aurait souhaité l'immense majorité "silencieuse" des Algériens.La campagne électorale pour la présidentielle du 17 avril prochain n'aura pas été un "long fleuve tranquille" comme l'aurait souhaité l'immense majorité "silencieuse" des Algériens.Les deux derniers jours ont été éprouvants pour les six candidats et pour les Algériens qui se sont alarmés de la tournure des évènements et de l'incertitude du jour d'après le vote. Les citoyens retiennent leur souffle. Les candidats à la magistrature suprême ne les ont pas amenés à envisager l'avenir avec sérénité. Loin de là : tandis que les uns revendiquent le « changement avec nous », les autres proclament « le changement sans vous ».Une quadrature du cercle qui risque de plonger le pays dans une impasse..., le 18 avril au jour ! Les candidats à l'élection présidentielle ou leurs représentants ont sillonné durant 21 jours le pays pour exposer aux électeurs les grands axes de leurs programmes qu'ils comptent mettre en ?uvre s'ils sont élus pour le quinquennat. Bien sûr, il y a eu de la part de tous les postulants au palais d'El-Mouradia, des promesses en des jours meilleurs, s'ils obtiennent le suffrage populaire. Certains de ces v?ux sont du domaine du « possible ».D'autres sont des v?ux pieux par leurs côtés excentriques, alors que pour de nombreuses propositions, elles ne sont en fait que du « racolage » électoral tant elles sont empreintes de la démesure. Les Algériens qui n'étaient pas dupes se sont évertués à prendre le bon côté de la chose, sauf dans deux ou trois wilayas où les choses se sont gâtées pour les deux mieux placés pour le sacre final, à savoir Abdelaziz Bouteflika et son outsider Ali Benflis.Des incidents sérieux ont émaillé le déroulement de la campagne. Des meetings populaires des postulants à la magistrature suprême ou de leurs représentants ont été annulés ou fortement perturbés par des manifestants très remontés, notamment, contre le 4e mandat du candidat-président donné comme probable successeur à lui-même.C'est son directeur de campagne, Abdelmalek Sellal qui a fait les frais de l'hostilité des foules, notamment à Bejaïa où il a dû annuler son intervention pour des raisons de sécurité et à Metlili (Ghardaïa) où plusieurs jeunes se sont affrontés aux services d'ordre à la fin du meeting.Le candidat Ali Benflis n'est pas en reste. Dans ses sorties sur le terrain, il a usé d'un discours virulent à l'égard du pouvoir qu'il accuse d'avoir pris en « otage l'Algérie », visant particulièrement Bouteflika qui, selon lui, a violé la Constitution en 2008 en amendant l'article relatif à la limitation des mandats présidentiels.C'était dans la limite du discours « électoral ». Les Algériens faisant la part des choses, admettaient ces digressions qui chauffaient un peu l'ambiance assez morose dans laquelle cheminait la campagne électorale. Du moins avant que les choses ne « chauffent » sérieusement entre les deux candidats les mieux placés pour remporter le scrutin.Le duel à distance à fleurets mouchetés entre Bouteflika et Benflis prenait le pas sur le débat politique, donnant à cette fin de campagne électorale un aspect surréaliste qui inquiète les Algériens et jette un trouble dans leurs esprits à quelques jours du vote.A moindre frais, Louisa Hanoun, candidate du Parti des travailleurs (PT) a payé de sa personne des « chahuts de gamins », particulièrement le dernier jour de la campagne électorale. Sa dernière escale, dans la wilaya de Ouargla, a été fortement perturbée par un groupe de jeunes installés au milieu de la salle de cinéma Sadrata où elle animait un meeting populaire. Les jeunes s'en sont pris à la patronne du PT en scandant des slogans hostiles tant au pouvoir en place que contre toutes les personnalités politiques qui n'ont pas été particulièrement « utiles » pour défendre les intérêts des populations fragiles, notamment les jeunes.Les autres candidats, Moussa Touati, Fawzi Rebaïne comme à leur habitude ont fait de la figuration. Ils ont meublé le décor pour donner de «l'épaisseur» à la short list des candidats. Quant au candidat le plus jeune, Abdelaziz Belaïd, il a donné une note de fraîcheur au « climat » électoral et ce sera pour lui une expérience enrichissante qui lui sera utile à l'avenir.Les deux derniers jours ont été éprouvants pour les six candidats et pour les Algériens qui se sont alarmés de la tournure des évènements et de l'incertitude du jour d'après le vote. Les citoyens retiennent leur souffle. Les candidats à la magistrature suprême ne les ont pas amenés à envisager l'avenir avec sérénité. Loin de là : tandis que les uns revendiquent le « changement avec nous », les autres proclament « le changement sans vous ».Une quadrature du cercle qui risque de plonger le pays dans une impasse..., le 18 avril au jour ! Les candidats à l'élection présidentielle ou leurs représentants ont sillonné durant 21 jours le pays pour exposer aux électeurs les grands axes de leurs programmes qu'ils comptent mettre en ?uvre s'ils sont élus pour le quinquennat. Bien sûr, il y a eu de la part de tous les postulants au palais d'El-Mouradia, des promesses en des jours meilleurs, s'ils obtiennent le suffrage populaire. Certains de ces v?ux sont du domaine du « possible ».D'autres sont des v?ux pieux par leurs côtés excentriques, alors que pour de nombreuses propositions, elles ne sont en fait que du « racolage » électoral tant elles sont empreintes de la démesure. Les Algériens qui n'étaient pas dupes se sont évertués à prendre le bon côté de la chose, sauf dans deux ou trois wilayas où les choses se sont gâtées pour les deux mieux placés pour le sacre final, à savoir Abdelaziz Bouteflika et son outsider Ali Benflis.Des incidents sérieux ont émaillé le déroulement de la campagne. Des meetings populaires des postulants à la magistrature suprême ou de leurs représentants ont été annulés ou fortement perturbés par des manifestants très remontés, notamment, contre le 4e mandat du candidat-président donné comme probable successeur à lui-même.C'est son directeur de campagne, Abdelmalek Sellal qui a fait les frais de l'hostilité des foules, notamment à Bejaïa où il a dû annuler son intervention pour des raisons de sécurité et à Metlili (Ghardaïa) où plusieurs jeunes se sont affrontés aux services d'ordre à la fin du meeting.Le candidat Ali Benflis n'est pas en reste. Dans ses sorties sur le terrain, il a usé d'un discours virulent à l'égard du pouvoir qu'il accuse d'avoir pris en « otage l'Algérie », visant particulièrement Bouteflika qui, selon lui, a violé la Constitution en 2008 en amendant l'article relatif à la limitation des mandats présidentiels.C'était dans la limite du discours « électoral ». Les Algériens faisant la part des choses, admettaient ces digressions qui chauffaient un peu l'ambiance assez morose dans laquelle cheminait la campagne électorale. Du moins avant que les choses ne « chauffent » sérieusement entre les deux candidats les mieux placés pour remporter le scrutin.Le duel à distance à fleurets mouchetés entre Bouteflika et Benflis prenait le pas sur le débat politique, donnant à cette fin de campagne électorale un aspect surréaliste qui inquiète les Algériens et jette un trouble dans leurs esprits à quelques jours du vote.A moindre frais, Louisa Hanoun, candidate du Parti des travailleurs (PT) a payé de sa personne des « chahuts de gamins », particulièrement le dernier jour de la campagne électorale. Sa dernière escale, dans la wilaya de Ouargla, a été fortement perturbée par un groupe de jeunes installés au milieu de la salle de cinéma Sadrata où elle animait un meeting populaire. Les jeunes s'en sont pris à la patronne du PT en scandant des slogans hostiles tant au pouvoir en place que contre toutes les personnalités politiques qui n'ont pas été particulièrement « utiles » pour défendre les intérêts des populations fragiles, notamment les jeunes.Les autres candidats, Moussa Touati, Fawzi Rebaïne comme à leur habitude ont fait de la figuration. Ils ont meublé le décor pour donner de «l'épaisseur» à la short list des candidats. Quant au candidat le plus jeune, Abdelaziz Belaïd, il a donné une note de fraîcheur au « climat » électoral et ce sera pour lui une expérience enrichissante qui lui sera utile à l'avenir.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : SADEK BELHOCINE
Source : www.lemidi-dz.com