Ouargla - Revue de Presse

Assurances agricoles à Ouargla



L?assurance toujours mal vue Le seul moyen de faire accepter aux agriculteurs l?assurance a été de l?introduire comme condition préalable au soutien agricole de l?Etat. Pour tout le reste, ceux-ci se plaignent des aléas climatiques et environnementaux qui endommagent chaque année leur production de deglet nour sans pour autant se prémunir contre ces risques. Il en est de même pour les primeurs et pomme de terre, actuellement en vogue dans la région. Pourtant, il y a eu évolution des m?urs, dira M. Farsi, directeur régional de la Caisse de mutualité agricole (CNMA), lors des travaux de la journée d?étude organisée hier à Ouargla au profit des agriculteurs de la cuvette. Dans les trois wilayas couvertes par cette caisse, que sont Ouargla, Illizi et Tamanrasset, le nombre de sociétaires est passé de 735 en 2000 à 3597 en mai 2005. Et encore, ces chiffres doivent être accompagnés d?un autre détail décisif pour comprendre qu?en fin de compte la conviction religieuse quant à la prohibition de l?assurance est toujours ancrée dans les mentalités locales. Il s?agit des statistiques mêmes de la caisse régionale qui font état de plus de 61% de l?activité assurances dans la branche automobile tandis que la multirisque agricole affiche 29% et le palmier-dattier, culture principale de la région seulement 2%. On nous précisera d?ailleurs que selon une étude de l?Union algérienne des sociétés d?assurance et de réassurance, le taux national de pénétration de l?assurance dans le domaine agricole est de 1%. Un pourcentage qui laisse perplexe et confirme qu?il s?agit là d?un phénomène national. Lors du débat auquel ont pris part une cinquantaine d?agriculteurs, plusieurs points culminants transparaîtront : une certaine volonté de vulgarisation pour mieux comprendre l?assurance, adapter les produits d?assurances aux spécificités de l?agriculture saharienne et la nécessité d?une assurance spécifique au camelin et aux maladies du palmier-dattier tel que le boufaroua. Ces propositions ont été dûment relevées et transmises à la direction générale de la CNMA ainsi qu?à l?Union nationale des agriculteurs algériens, dont le président, M. Dilmi, a pris note des préoccupations locales. On notera à la fin l?intervention d?un agriculteur, froidement accueillie par l?assistance. celui-ci a tout simplement appelé ses confrères à irriguer leurs cultures la nuit, lors de la tranche horaire la moins coûteuse afin de réduire leurs factures d?énergie au lieu de demander plus de soutien à l?électricité. Le sage a également appelé à la rationalisation des eaux d?irrigation, dont la majeure partie est gaspillée pour être rejetée dans les réseaux de drainage alors que certaines palmeraies sont assoiffées, faute d?une répartition rationnelle de l?eau, gaspillage auquel les autorités locales ne trouvent aucune solution du reste. L?intervenant précisera que si l?assurance était interdite comme le prétendent les fellahs en guise d?excuse, le gaspillage de l?eau l?est d?autant plus.
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