Ouargla - A la une

Abdelmalek Sellal à Ouargla



Abdelmalek Sellal à Ouargla
Abdelmalek Sellal affirme à qui veut l'entendre que tous ses engagements de 2013 et 2014 ont été tenus.Mabrouk alikom, vous voyez bien que les promesses sont tenues.» C'est par cette petite phrase que Abdelmalek Sellal, en visite d'inspection jeudi à Ouargla, s'est adressé aux étudiants en médecine de l'université Kasdi Merbah de Ouargla.Aucune déclaration, aucune annonce, pas de rencontre avec la société civile, pas de perturbation des chômeurs et autres opposants au gaz de schiste, qui lui promettaient un accueil particulier, mais une détermination affichée de Sellal à souligner, à chaque escale de sa visite marathonienne et hautement sécurisée, que ses engagements de 2013 et 2014 ont été tenus. Santé, logement, énergie et formation. Sellal a voulu redorer son blason à partir de Ouargla.D'abord par la santé publique, gros souci des gens du Sud et au sein même de la future annexe du CHU de Ouargla, un grand hôpital de 320 lits au centre de Touggourt, où Sellal a donné instruction «pour que des villas de haut standing, avec piscine, supplantent les appartements prévus pour les médecins spécialistes afin de les maintenir dans la région». Avant de répondre jovialement à des ouvriers qui s'inquiétaient de leur situation professionnelle et de la santé du Président. «Vous serez confirmés à vos postes, le Président va très bien, il vous demande de travailler, d'être nationalistes et de préserver la République.»Pas de sel à In Salah !A Draâ El Baroud, le quartier qui a vécu dans sa chair la mort de 4 jeunes habitants lors des affrontements de novembre dernier entre la police et la population, le Premier ministre a inauguré la station de déminéralisation qui desservira le Grand-Touggourt en eau douce. Il a chargé le directeur général de l'Algérienne des eaux d'élargir la période d'assistance technique étrangère de trois ans à toutes les stations implantées au sud du pays : «Prenez soin d'In Salah, il faut absolument que l'eau saumâtre soit dessalée là-bas.»Ce sera la seule allusion à la capitale de la contestation antigaz de schiste, qui campe sur sa position depuis plus de 4 mois. Elle récolte ? à la place d'une réponse favorable à sa demande d'un moratoire et d'un débat national sur cette question ? un statut de wilaya déléguée et une station de déminéralisation d'eau. Un nouvel engagement pour éradiquer certaines maladies endémiques au sein des populations du Sud, où la fluorose dentaire et osseuse et l'hypertension sont des problèmes de santé publique.«R0» à la ville nouvelle«Un alignement de bâtiments qui mime Bab Ezzouar.» Sellal est résolument contre, décrétant : «Pas de bâtiments à étages dans la nouvelle ville de Hassi Messaoud.» L'application des dispositions du décret relatif au cachet architectural du Sud a été imposée jeudi, par Abdelmalek Sellal, qui a expressément donné instruction «de profiter pleinement de l'espace saharien» et que «des R0 et tout au plus des R1 remplacent les bâtiments prévus».Le Premier ministre a par ailleurs souligné que «l'effort public doit être complété par une ouverture des possibilités d'investissement aux promoteurs privés avec la flexibilité et la souplesse qui s'imposent pour que la nouvelle ville de Hassi Messaoud s'épanouisse en dehors des parcelles accordées à Sonatrach et les autres compagnies du secteur de l'énergie dans le cadre du nouveau pôle énergétique».L'IAP revient à Hassi MessaoudIl ne sera pas question d'emploi au sein du secteur pétrolier tout au long de la visite, mais plutôt «de formation des jeunes de la région aux métiers à haute technicité dans le domaine des hydrocarbures». L'enseigne affichée à l'entrée de l'ex-Naftogaz comporte désormais la désignation Institut algérien du pétrole, Ecole de Hassi Messaoud, qui, à l'instar de Boumerdès, Arzew et Skikda, redonne à la capitale des hydrocarbures ses lettres de noblesse dans la formation de techniciens supérieurs et d'ingénieurs dans les différentes spécialités du forage, de la production et de la sécurité industrielle.Il s'agit là d'une réouverture décidée par le Premier ministre en 2013, dans le sillage des mesures prises pour trouver des solutions aux problèmes de l'emploi et de la formation dans la wilaya de Ouargla. C'est dans ce sens que l'Enafor a lancé sa Sonde Ecole qui en est à sa 3e promotion de stagiaires formés pour les besoins propres de l'entreprise et que Sellal a exhortée à s'ouvrir sur «d'autres partenariats étrangers spécialisés dans la production d'équipements et outils de forage».


Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)