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Zetchi



Zetchi
L'AGE de la FAF se tiendra ce matinLe MJS, à ses risques et périlsIl n'aurait certainement pas aimé que son illustre nom soit lié d'aussi près à une telle conspiration validée du sceau de l'officiel. L'amphithéâtre Omar-Kezzal, du nom de l'inoubliable président de la FAF, le premier à avoir été élu par la voie des urnes lors des instances sportives en 1989, en plein processus démocratique, sera ainsi le théâtre de la scène finale de ce qu'il convient de qualifier de coup de force du MJS pour installer le candidat unique Zetchi. Une sorte de phase finale d'une cooptation d'en haut qui ferait de l'actuel président du Paradou le nouveau patron du football algérien en remplacement de Mohamed Raouraoua. À partir de 10h donc, le Centre technique national de Sidi Moussa abritera l'une des plus improbables issues d'une assemblée générale de la FAF, dictée par un ministre de la Jeunesse et des Sports qui a foulé aux pieds les lois et règlements en vigueur au moment où il devait plutôt en être le garant. Outre ces transgressions dont il serait inutile de revenir ici tant elles ont été répertoriées et dénoncées, pour l'Histoire et devant l'Eternel, dans ces mêmes colonnes en temps réel, El-Hadi Ould Ali a également manqué cruellement de stratégie intuitive. Quitte à arriver à ses fins en délogeant Raouraoua du confortable fauteuil de Dély Ibrahim pour y installer Zetchi, autant le faire en douceur et en harmonie avec les "lois fédérales" telles que voulues par l'AG et défendues, un temps, par Ali Baâmeur, l'impuissant président de la commission de candidatures. Car, qu'aurait concrètement perdu le ministre s'il avait suivi le mode de fonctionnement des soixante jours tel que préconisé par Baâmeur ' Au mieux, tout aurait marché comme Ould Ali l'aurait voulu avec, qui plus est, un semblant de légalité qui aurait réglé pas mal de problèmes administratifs liés, pour la plupart, aux délais et à la conformité des dossiers des prétendants au BF. Au pire, le même Ould Ali aurait également atteint son objectif quand bien même son ego typiquement algérien de ministre de la République en aurait pris un coup. Dans les deux cas, la cooptation de Zetchi aurait, en quelque sorte, été réglementaire, suivant la logique des statuts de la FAF ! Or, en déflorant, par une nuit de putsch au sein même de la commission de candidatures, ce mince voile réglementaire, le MJS a fait prendre à l'Algérie du football un risque énorme. Cela dans la mesure où, discours populiste à propos d'une prétendue souveraineté nationale mis de côté, l'Algérie n'est qu'un "simple" membre d'une surpuissante institution planétaire qui a ses codes et ses règles, nommée FIFA. Une FIFA qui a mis à genoux bien des Etats souverains en raison d'une simple immixtion du politique dans le sportif et qui n'hésitera, certainement pas, à faire valoir sa puissance en ces temps post-Blatter où son état-major, récemment renouvelé, n'acceptera aucun scandale pouvant écorcher sa fragile crédibilité du moment. El-Hadi Ould Ali en est averti ! lui qui pouvait beaucoup mieux faire s'il avait fait preuve d'un minimum de bon sens et laissé une respectable marge de man?uvre à la défunte commission de candidatures à même d'épouser une certaine légalité qui nous aurait mis à l'abri d'un éventuel interventionnisme étranger de la FIFA. Lui, le porte-voix d'une souveraineté nationale qui ne voit que d'un ?il, celui d'un populisme révolu.R. B.Lire le dossier
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