Oran - A la une

Zeghmati, le certificat de nationalité, le casier judiciaire et le bon sens



En visite à Oran, le garde des Sceaux a fait savoir sa colère dans un tribunal. Il trouvait inacceptable qu'il y ait autant de demandes de rectification des erreurs administratives accumulées. Dans son élan, il s'est demandé si le problème est le fait des services des collectivités locales, auquel cas, il demande au wali, présent à ses côtés, de s'en occuper. Et si le blocage se situe au niveau des structures judiciaires, il instruit ses services sur le ton du sermon d'un ministre qui découvre des failles dans son secteur, de redoubler d'efforts en l'occurrence. On sait depuis longtemps ce que donnent les demandes fermes devant les caméras des ministres aux walis et les sermons faits aux responsables locaux de leur domaine d'intervention. Si l'efficacité du procédé était un exemple d'efficacité, on l'aurait su et sans doute on n'en serait pas là. Car Monsieur Zeghmati est allé à Oran exiger un supplément d'efforts, voire du... changement dans l'administration locale, avec les... anciennes méthodes des ministres et des hauts responsables d'avant. Sinon, il aurait peut-être su que l'essentiel des demandes de rectification des erreurs administratives n'aurait dû parvenir ni chez un wali ni chez un magistrat. Et pour cause, ce sont des erreurs de transcription de noms et de date ou lieu de naissance qui peuvent se régler dans les services d'état civil municipaux, sur simple demande. On n'exige pas, Monsieur le Ministre, aux agents de l'Etat des « efforts » pour venir à bout de problèmes dus à une jungle bureaucratique systémique. On prend les mesures justes et audacieuses qui mettent fin au cauchemar qu'elle fait vivre au citoyen. Parce qu'en plus des « erreurs administratives », le ministre de la Justice a aussi abordé le nombre de demandes de... certificats de nationalité et de casiers judiciaires accumulés et qu'il trouve aussi énorme. Pourtant, les Algériens ont pu apprécier le « léger mieux » en la matière depuis l'informatisation de la procédure. Et s'il y a encore des lenteurs, peut-être que la numérisation ne pouvait pas suffire, parce qu'il y a mieux. En effet, à quoi peut bien servir un « certificat de nationalité », un document anachronique, pour ne pas dire aberrant ' Comment exiger de quelqu'un en possession d'une carte nationale d'identité et d'un passeport algériens de prouver sa nationalité... algérienne ' Il faut supprimer ce document, Monsieur le Ministre, faciliter son obtention est déjà un anachronisme ! Et pourquoi demander un « casier » à un Algérien alors qu'il aurait suffi de vérifier ses antécédents judiciaires quand c'est vraiment nécessaire ' Des questions de bon sens, non 'S. L
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