Oran - A la une

Zabana mémorisé sur Nessma TV et oublié sur l'Entv



«Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir.» Ferdinand Foch
La Révolution algérienne n'est pas finie ou presque. Alors qu'une bande de pseudo-producteurs dénonçait dans un tract anonyme, le fait qu'ils aient été écartés des projets du Cinquantenaire, le ministre des Moudjahidine, Mohamed Chérif Abbas, répondait sur l'Entv aux questions sur les festivités du 50e anniversaire. Une intervention très attendue et surtout très suivie par l'opinion publique nationale et internationale, qui a décroché avec le match Allemagne- Grèce pour suivre les révélations du ministre le plus silencieux du gouvernement. On attendait la réponse aux émissions françaises sur la Guerre d'Algérie, sur le retard des festivités du 5 Juillet 2012, sur la distribution des projets artistiques de gré à gré, à la mise en place indécente du D.J français, Michael Vendetta, dans le programme des festivités du 50e anniversaire à Oran et surtout la non-désignation d'un haut responsable chargé des festivités, comme c'est le cas pour les Français. Il n'en était rien! Et pourtant, dans son intervention, le ministre, les mains tremblantes, le coeur vaillant et la mémoire très courte, tentait de justifier les retards qu'a pris cette manifestation très attendue en haut lieu. Le ministre des Moudjahidine a tenté de justifier ce retard en affirmant que le travail qui marquera cette manifestation, sera sans nul doute la production de 100 oeuvres audiovisuelles. Si on additionnait les 16 projets de l'Eptv, les 31 projets du ministère de la Culture, on conclura que le ministère des Moudjahidine va financer 43 projets pour 2012. Pour le moment, aucune liste n'a été communiquée ni révélée par le ministère des Moudjahidine. Il était fier de citer que des productions sur des figures importantes de la Révolution algérienne seront produites à cette occasion, tels que le colonel Lotfi, Larbi Ben M'hidi, Zighoud Youcef... Et il a même cité le cas Amirouche sans donner plus d'information sur les auteurs et les initiateurs des projets. Et durant tout son passage et à aucun moment, il n'a cité le film le plus prêt pour ouvrir les festivités du 50e anniversaire: le film Zabana. On ignore si le ministre a été mal briffé par son staff, que Thouraya Zerfaoui n'a jamais entendu parler du martyr Zabana et que surtout les journalistes présents sur le plateau n'avaient pas bien révisé leurs cours d'histoire. Quoi qu'il en soit, tout ce beau monde et même le réalisateur dans la régie a dû voir quelques minutes avant l'émission la chaîne tunisienne Nessma TV qui avait fait toute une émission sur le martyr Zabana, en donnant la parole au réalisateur Saïd Ould Khelifa et au comédien qui a interprété le rôle du martyr algérien, Imed Benchenni, et surtout en diffusant les images du film. Comment un ministre qui a produit un film aussi important sur l'histoire de l'Algérie a pu omettre ou oublié de citer le seul projet de long métrage qui pouvait honorer l'Algérie dans les festivals internationaux et surtout qui a fait trembler la Croisette rien qu'en présentant une bande annonce' Merzak Allouache avait raison de dire que l'Algérie est un pays amnésique, mais il a surtout oublié de dire que c'est un pays qui oublie ses enfants même morts ou vivants.
amirasoltane08@live.fr


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