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Voyage culinaire



Voyage culinaire
Nous sommes à la deuxième semaine après la fête de l'Aïd El-Adha el moubarek et, comme à l'accoutumée, les recettes à base de viande ne manquent pas de garnir les tables des familles algériennes. Et à cette occasion, nous allons découvrir ensemble à travers notre voyage culinaire une recette ancestrale du terroir constantinois.Parti très tôt le matin à la rencontre de ses invités, le fils aîné nous accueille chaleureusement dans sa petite voiture. Durant le trajet, il nous indique les célèbres places de la ville et nous fait le résumé de l'histoire de chacune d'elles. Une visite guidée improvisée digne de professionnels. Nous arrivons dans la vieille maison de mes grands-parents. C'était la grande demeure où tous les enfants et petits-enfants, venant de tous les coins du pays, se retrouvaient lors du repas de l'après-l'Aïd El-Adha. Et comme le veut la tradition, qui dure depuis des décennies grâce au travail de longue haleine de cette grand-mère et de ce grand-père, on se retrouvait chez eux jusqu'à épuisement de la viande. C'était le désir fervent de mon grand-père qui ne vivait que pour voir ses enfants réunis et unis dans le bonheur et la quiétude. A l'unanimité et comme à l'accoutumée, le menu a été élaboré une semaine à l'avance et tout le nécessaire pour fêter cet événement soigneusement préparé par les hommes et les femmes de la famille. Chacun connaissait la tâche qui lui avait été confiée et chacun y mettait de l'ardeur pour l'accomplir. Les enfants avaient revêtu leurs habits de fête et criaient à tue-tête dans toute la maison parfumée agréablement par l'odeur du café fumant à l'eau de fleurs d'oranger, que nanna Houria sirotait entourée de ses garçons dont elle était fière. Les femmes, quant à elles, s'affairaient dans la cuisine et de là commençait une agitation tumultueuse et frénétique qui animait toute la maison dans la même ambiance festive de l'Aïd. Et après tout ce remue-ménage, chacun de nous attendait avec impatience le moment du déjeuner autour de la grande table et des autres tables d'appoint que l'on improvisait pour les plus jeunes. Et on se laisse alors jouir des plus grands plaisirs de dégustation. On ne pouvait rater la traditionnelle photo de famille souvenir que l'on gardera pendant des années et dont on en rira plus tard.
La recette
Ingrédients :
1 belle pièce de gigot ou d'épaule d'agneau, 1 à 2 têtes d'ail, 1 tomate bien mûre, 2 à 3 c. à s. d'huile végétale, 1 c. à s. de cumin fraîchement pilé, sel/poivre, de l'eau
Préparation :
1- Prendre un plat creux en verre, y mettre la pièce de viande, ajouter toutes les épices ainsi que l'ail écrasé et verser dessus l'huile. Enduire généreusement la viande de cette marinade puis fermer hermétiquement et conserver dans le réfrigérateur au moins pendant une semaine environ.
2- Passée la semaine, prendre une marmite à fond épais, y déposer la viande avec la marinade récupérée, peler la tomate, la râper dessus et faire revenir à feu doux. Lorsque la viande a doré, mouiller avec de l'eau chaude jusqu'à la couvrir puis laisser cuire à couvert pendant trois quarts d'heure à une heure.
Pendant ce temps, éplucher quelques pommes de terre et les couper en quartiers puis les faire dorer dans un peu d'huile sans les frire. A mi-cuisson de la viande, plonger les grosses frites dans la sauce et terminer la cuisson.
Ce plat peut se présenter chaud parsemé de persil ou froid sans les pommes de terre, accompagné de beignets traditionnels comme le veut la tradition.
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