Le laisser-aller et la passivité ont engendré une négligence qui a dépassé toutes les limites.
Les larcins de toutes sortes semblent avoir gagné du terrain dans la deuxième capitale du pays. Le secteur de la santé, qui continue à vivre au rythme élevé de tous les phénomènes le souillant, n'est pas en reste. Ce secteur, que l'on dit noble, n'a pas été épargné par un vol le moins que l'on puisse dire intrigant et difficile à élucider. Vol pour lequel les enquêteurs de la 2e sûreté urbaine d'Oran viennent tout juste d'ouvrir une enquête. C'est une affaire pas tout à fait comme les autres, à savoir un cambriolage perpétré, au cours de cette semaine, au grand restaurant du centre hospitalo-universitaire Benzerdjeb d'Oran.
«La majorité des vivres destinées aux malades du CHU d'Oran ont disparu», a-t-on indiqué. L'hôpital est situé dans le quartier Plateau, Adda Benaouda actuellement, à deux pas du centre-ville. Dans le sillage de leur forfait les voleurs se sont emparés de toutes les vivres destinées aux malades. L'enquête a été déclenchée à la suite d'une plainte déposée par les responsables du grand hôpital d'Oran. Plusieurs individus ont été auditionnés, en particulier les personnes en relation directe avec le restaurant. Ayant à peine ouvert leur enquête, les policiers de la
2e sûreté urbaine ont été stupéfaits de découvrir que toutes les caméras de télésurveillance qui couvrent l'hôpital sont, dans leur totalité, en panne. Malgré leur importance dans la sécurisation et le contrôle de l'hôpital, la défection de ces caméras dure depuis plus de deux ans sans que les responsables du CHU ne daignent bouger le doigt, a-t-on appris. Plus intrigant encore, la défection n'a pas touché tous les services puisque les caméras de télésurveillance installées dans le service des ambulances sont opérationnelles.
Ces dernières ne sont pas reliées au poste central, d'où le centre des opérations qui suit de près et à la minute tous les mouvements aussi bien du personnel que des visiteurs à travers les différents services de l'hôpital. «Les caméras du parc roulant, gérées à partir du bureau du chef de ce service, sont indépendantes du centre de contrôle, ce qui est tout de même louche étant donné que toute la sécurité de l'hôpital devrait initialement être centralisée», a-t-on indiqué. La défection des caméras de télésurveillance aurait été provoquée par les travaux effectués à l'intérieur de l'hôpital et très précisément dans le pavillon N° 05. Globalement, le laisser-aller, le renoncement et la passivité des responsables locaux ont engendré une négligence qui a dépassé, ces derniers temps, tout entendement, et ce dans un secteur où la moindre petite erreur est à la fois interdite et sévèrement sanctionnée.
Dans un passé récent, le service 10 a subi un vol presque similaire à travers lequel le matériel informatique s'est envolé sans laisser trace des équipements encore moins des voleurs et ce à ce jour.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Wahib AiT OUAKLI
Source : www.lexpressiondz.com