Oran

Vol de sable



Vol de sable
Le pillage de sable continue de faire des ravages. La mafia de ce produit ne semble pas baisser les bras malgré la traque menée par les services compétents.Cette année, 51 affaires de pillage de sable ont été traitées par la cellule de la protection de l'environnement du groupement de la gendarmerie de la wilaya d'Oran.53 personnes impliquées dans ces affaires, dont la majorité sont des chauffeurs de camions chargés de transporter le sable pillé, ont été arrêtées et présentées devant le parquet pour extraction du sable illicitement et sans autorisation.Le pillage du sable figure parmi les phénomènes qui continuent à causer de vrais ravages à l'environnement.Les plages perdent leur sable, volé pour servir aux constructions, alors que les spécialistes savent que le sable marin est corrosif, ce qui comporte le risque d'écroulement à terme des constructions.En début d'année, la commission d'agriculture et des forêts de l'assemblée populaire de la wilaya avait tiré la sonnette d'alarme sur le phénomène de pillage de sable au niveau de quelques zones à Misserghin et à Douar El Melh dans la commune de Bethioua. Un vrai massacre pour l'environnement.Un phénomène qui prend de l'ampleur notamment au niveau des localités de Cap Falcon, Bousfer, El Ançor et Kristel. La mafia du sable dispose de tous les moyens et tient solidement les rênes du trafic.Ce phénomène a pris de l'ampleur suite à la prolifération des chantiers de construction. Pour construire, les opérateurs du bâtiment ont trouvé facile, et surtout gratuit, d'exploiter le sable des oueds et des plages, ignorant le risque qu'ils font courir aux écosystèmes fragiles ou alors carrément indifférents à la catastrophe écologique qu'ils provoquent par leurs agissements souvent illicites.Certaines sources affirment que plusieurs entrepreneurs sont impliqués dans le pillage de sable pour approvisionner leurs projets à des prix réduits.


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