Le tribunal correctionnel d'Oran a statué sur l'affaire du vol de motos de la fourrière d'El-Kerma par un policier. 08 mis en cause ont comparu avant hier en audience, parmi ces deniers, on citera le dénommé B.M. policier. Déjà reportée une première fois, cette affaire avait éclaté le 12 janvier 2016, lorsque ce vol perpétré de nuit par des personnes cagoulées qui ont attaqué les gardiens de nuit, et les ont ligotés sur le site même de cette localité. Ces derniers étaient très bien organisés. Après avoir neutralisé les gardiens, chacun de ces derniers avait une tâche précise. Certains montaient la garde alors que les autres s'emparaient, des motos au nombre d'une dizaine, selon l'arrêté de renvoi, alors, que le policier leur a assuré la route. Suite à la plainte déposée et lorsque les gendarmes arriveront sur place, ils trouveront les gardiens dans une salle pieds et poings liés. Interrogés, ces quatre victimes affirmeront avoir été attaquées par surprise en plein milieu de la nuit. Les agresseurs, expliqueront ces derniers, portaient des armes blanches et des bombes lacrymogènes qu'ils ont utilisées pour les paralyser, ce qui leur a permis de les ligoter sans que ces derniers n'opposent de défense. L'enquête ouverte a permis d'arrêter suite à un coup de fil, le premier suspect. Ce dernier donnera la liste de ses complices et le nombre de voitures utilisées pour transporter les motos. Les mis en cause seront alors arrêtés. Confrontés à ces faits, ils les reconnaitront. Même le policier chez qui une moto volée a été retrouvée, affirmera avoir participé à ce vol. Mais il changera de déclarations en instruction pour dire qu'il n'a fait que garder cette moto chez lui ignorant qu'elle a été volée. Mais le témoignage de ses complices, le confondra. A la barre du tribunal criminel comme dans toutes affaires d'envergure, les mis en cause tenteront chacun à sa façon de se décharger en accusant son complice. Un des prévenus qui avait transporté ces motos dira qu'on lui avait expliqué que ces machines ont été acquises légalement. Mais ces déclarations ne convaincront ni le président et encore moins le parquet. Ce dernier dans son réquisitoire demandera la peine maximale. A l'issue des délibérations, le policier a été condamné à 7 ans de réclusion, alors que les peines de 4 ans de prison ferme et 6 années de réclusion ont été retenues contre quatre mis en cause. Alors que trois autres prévenus ont été acquittés.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Medjadji H
Source : www.reflexiondz.net