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VISITE D'INSPECTION DU MINISTRE DE LA JUSTICE Retard et problèmes financiers pour les projets de son secteur



Trois points étaient inscrits au programme de la visite du ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Belaïz, ce jeudi, à Oran, à savoir le site du futur siège de la cour d'Oran, le Centre régional des archives judiciaires et, enfin, le prochain centre pénitencier de 1 000 places implanté à Bir El Djir.
En fait, à maintes reprises, le ministre laissera paraître son insatisfaction devant le taux d'avancement des travaux dépassant les délais prévus. Il en est ainsi du Centre régional des archives qui semble bloqué suite à l'anfractuosité du lot relatif au système de climatisation, avec des coûts déjà réévalués de 8 milliards de centimes. De même, le nouvel établissement pénitencier qui, depuis le lancement des travaux en 2009, a connu trois arrêts, sans compter les situations et les avenants au nombre de deux déjà demandés. Mais il semble que ce soit surtout ce dernier point et les problèmes financiers évoqués par la société de réalisation chinoise, qui peine à se faire payer des situations, qui soient la cause du retard. Le ministre de la Justice s'engagera à prendre en charge ce problème financier mais exigera, dans le même temps, la livraison du projet au plus tard en février 2012. Lors du point de presse tenu en fin de matinée, Tayeb Belaïz expliquera son insistance à réceptionner le centre pénitencier car faisant partie du vaste programme initié par son département pour la réalisation de nouveaux établissements pénitenciers en vue de lutter contre la surpopulation carcérale. «Aujourd'hui, chaque détenu dispose de 2,6 m2 alors que les normes internationales recommandent 6 à 7 m2 pour chaque détenu. Avec le programme d'urgence, nous espérons aboutir à 19 000 places de plus, ce qui règlera la question de la surpopulation carcérale. » L'intervenant rappellera longuement les différents volets de la réforme de la justice et sa satisfaction de voir que cela a permis un meilleur fonctionnement de la justice et de l'administration judiciaire. Les efforts de formation des magistrats appelés de plus en plus à se spécialiser permettront encore, dira-t-il, de disposer de 6 500 magistrats en 2014, soit 13 magistrats pour 100 habitants. Interrogé sur le probable blocage du Haut-Conseil de la magistrature qui doit renouveler 7 membres avant octobre 2011, le ministre de la Justice niera ce blocage, arguant que le délai pour renouveler les 7 sièges courait jusqu'en février 2012. Sur un autre point, M. Belaïz sera critique envers la cour d'Oran pour être l'une des dernières à l'échelle nationale à appliquer les peines de travaux d'intérêt général dans le cas de délit mineur : «La raison, c'est que cela demande plus de travail aux magistrats, obligés à un suivi et qui trouvent plus facile de mettre en délibéré les décisions de justice», dira ce dernier qui rira presque lorsqu'un membre de la cour lui dira que ce sont les intéressés qui ne veulent pas faire les travaux d'intérêt général.
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