Le feuilleton deseffondrements se poursuit à Oran. Avant-hier soir, un autre effondrement s'estproduit dans une habitation composée d'un R+2 sise au 52, rue de la Révolution,au quartier Enasr (ex-Derb). Il s'agit d'un bien de l'OPGI occupé par sixfamilles, dont la cage d'escalier s'est effritée. Les habitants ont été évacuéspar les éléments de la protection civile. Heureusement, aucune victime n'est àdéplorer. Cet effondrement intervient quelques jours seulement après celuienregistré, mardi dernier, à Bel Air, où neuf familles se sont retrouvées dansla rue suite à l'effondrement de leur habitation sise au 104, Haï Si Mossadek(ex-boulevard Froment Coste), non loin de la place Gambetta.Aussitôt, unrapport détaillé sur la situation de l'habitation a été transmis par lesservices du secteur urbain Es-Seddikia à la wilaya.Celle-ci devaitprendre les mesures nécessaires, sachant que l'habitation est un bienappartenant à l'OPGI. Cependant, à ce jour, rien n'a été fait. «Nous dormons àla belle étoile depuis mardi. Ils nous ont promis de trouver une solution. Cinqjours sont passés et ils n'ont rien fait», nous dit un locataire. Plusieursdémarches ont été entreprises, mais la problématique du vieux bâti se posetoujours à Oran. Des commissions composées de spécialistes ont été installéespour expertiser en profondeur la vulnérabilité du vieux bâti pour unrecensement minutieux et précis. A partir de ce diagnostic approfondi, dont lesconclusions devraient être remises au ministère de l'Habitat, une vasteopération de réhabilitation, de confortement et, éventuellement, de démolitionsera lancée. Elle sera menée en collaboration avec le ministère délégué chargédes Collectivités locales et le ministère des Finances.Selon le dernierrecensement, Oran compte 1.990 immeubles menaçant ruine. 1.569 immeublesappartiennent à l'Etat et 421 au privé. Dans le cadre de cette opération, 10sites ont été retenus par la commission technique. Ces sites sont répartis àtravers les quartiers de Sidi El-Houari, Derb, M'dina Jdida, El-Hamri,El-Makkari, Les Planteurs, rappelle-t-on. L'étude techniquedéterminera les immeubles qui vont être restaurés et ceux qui sontirrécupérables.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : J Boukraâ
Source : www.lequotidien-oran.com