Le vieux bâti constituera l'un des plus importants dossiers qui seront soumis aux débats des élus de l'assemblée populaire de la wilaya (APW) d'Oran. L'état actuel des bâtisses, dans la majeure partie des quartiers de la ville tout comme dans plusieurs communes de la wilaya, incite de plus en plus les élus à s'impliquer dans les différentes opérations initiées par l'Etat ou par les autorités locales. Selon Mme Labiod Rachida, présidente de la commission de l'urbanisme de l'APW d'Oran, la commission qu'elle préside n'hésitera pas un instant à s'investir pleinement dans toute opération visant le développement de la wilaya. C'est, d'ailleurs, dans ce contexte que des réunions marathons se tiennent depuis plus d'un mois avec l'ensemble des secteurs concernés pour élaborer un rapport détaillé sur la situation. Notre interlocutrice souligne que le dossier du vieux bâti revêt une grande importance, d'autant plus que les hautes autorités de l'Etat ont décidé de s'impliquer et d'apporter leur soutien total. A ce titre, Mme Labiod indique qu'une enveloppe conséquente sera débloquée au profit de la wilaya d'Oran pour la prise en charge de 55.000 logements dans le cadre des dispositions prises pour régler le problème du vieux bâti. Cette enveloppe vient s'ajouter à celles dégagées par le ministère de l'Urbanisme pour la rénovation de quelque 200 immeubles et pour l'expertise du vieux bâti, soit plus de 100 milliards de centimes. «Outre la commune d'Oran qui aura la part du lion de cette enveloppe, vu le nombre important d'immeubles menaçant ruine, les communes d'Arzew et de Mers El-Kébir bénéficieront aussi d'un apport financier pour leurs immeubles, dans le cadre du financement de l'Etat», souligne la présidente de la commission. La réhabilitation de ces logements se fera conformément au classement du degré de vétusté (rouge, orange et vert) établi au préalable par la commission chargée de l'expertise du vieux bâti. D'autre part et selon la même élue, la commission de l'urbanise s'attellera, lors de la prochaine session, à apporter des propositions pour le règlement de certains problèmes qui entravent l'opération de réhabilitation, mais aussi ceux liés à la gestion des immeubles une fois réhabilités, le problème de la prise en charge des parties communes, de la nature juridique de certains immeubles, entre autres. Enfin, Mme Labiod n'écarte pas l'éventualité d'un apport financier de l'APW pour soutenir davantage les opérations initiées dans le cadre de la rénovation urbaine. «Pour le moment, rien n'a été décidé, mais il se pourrait qu'une aide financière soit débloquée dans le cade du budget supplémentaire», conclut la présidente de la commission de l'urbanisme.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Djamel B
Source : www.lequotidien-oran.com