Oran - Revue de Presse

Victimes des fautes des défuntes agences foncières



Des citoyens bénéficient de logements à leur insu Victimes des innombrables fautes commises par les défuntes agences foncières, des dizaines de citoyens, qui comptaient sur le soutien apporté par l’Etat au LSP, ne savent plus quoi faire après avoir découvert qu’ils figurent toujours sur la liste des personnes ayant déjà obtenu un logement ou un lot de terrain. Ayant récemment déposé des demandes d’acqui-sition de logement du type LSP, ces citoyens ont eu la désagréable surprise de découvrir qu’ils ont été portés, à leur insu, parmi les bénéficiaires de logements ou de lots de terrain et qu’ils ne peuvent, de ce fait, être éligibles aux 50 millions d’aide que l’Etat accorde aux postulants pour ce genre de logements. Pour sortir, sans trop de dommage, de cette mauvaise passe, les intéressés doivent produire la preuve qu’ils n’ont jamais bénéficié de logement, lot de terrain, aide ou autre avantage. Au cours de nos investigations, nous avons rencontré certaines de ces personnes au niveau de la Caisse nationale du logement -CNL- venues s’enquérir des raisons pour lesquelles elles ont été radiées des listes de bénéficiaires de l’aide de l’Etat. L’une de ces personnes se souvient avoir déposé, auprès d’une agence foncière, un dossier pour l’obtention d’un lot de terrain ou d’un logement socio-participatif, dans les années 90 du siècle passé et que son nom figurait bien sur la liste des attributaires mais qu’il a en été éliminé pour n’avoir pas versé la somme d’argent exigée par l’agence foncière en contrepartie du lot qui lui avait été affecté. Ce même citoyen jure qu’il a, par la suite, demandé un logement du type LSP sur le quota de 20.000 unités alloué à Oran, au titre du programme du million de logements décidé par le président de la République. «Cette fois encore, j’ai été exclu de la liste sous prétexte que j’ai déjà obtenu un lot de terrain, ce qui est absolument faux», assure ce citoyen dont le cas n’est pas isolé puisque d’autres gens sont confrontés à des problèmes similaires. Parmi ces personnes, on retrouve cet habitant de Gdyel dont le nom était porté sur la liste des attributaires mais qui en été supprimé pour ne s’être pas acquitté du montant exigé. «Contrairement à toute logique, je suis toujours censé avoir bénéficié d’un logement», se plaint-il à ce jour. Egalement approché, un cadre de la CLN reconnaît que des dizaines de personnes se trouvent dans cette situation qui les pénalise injustement. Chaque jour, dit-il, la CNL reçoit des dizaines de citoyens victimes de la bureaucratie et qui ne comprennent pas pourquoi ils sont exclus du droit à l’aide de l’Etat. Pour ce cadre, ces citoyens sont victimes de fautes professionnelles héritées des défuntes agences foncières à la fin du siècle dernier et au tout début des années 2000. «Les anciennes agences foncières n’ayant pas informé la CNL de la suppression des noms des demandeurs se trouvant dans l’incapacité de payer les sommes fixées ou pour tout autre motif, ces derniers sont toujours censés avoir déjà obtenu un logement, un lot de terrain ou une aide de l’Etat», assure ce responsable. «Cette situation est davantage compliquée par le fait que les listes sur lesquelles figurent les noms de ces personnes n’ont jamais été mises à jour et que les personnes ayant remplacé celles exclues n’y figurent pas», avons-nous appris de même source. Pour en savoir davantage sur ces problèmes, nous avons essayé, mais en vain, d’obtenir l’avis du directeur de l’Agence foncière de la wilaya d’Oran. Jusqu’à quand devrait-on cacher sous le tapis les saletés héritées des anciens systèmes ? Sifi F. et Nemili M.
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