M. Rezki Djillali est convaincu qu'il est victime d'une erreur médicale commise par son médecin traitant qui l'a opéré au niveau de l'établissement public hospitalier d'Aïn El-Turck.
«J'ai été admis pour une hernie non compliquée de la ligne blanche de l'abdomen, je me retrouve aujourd'hui avec une plaie purulente qui me ca d'énormes tracas», a-t-il indiqué au Conseil de l'Ordre des médecins dans une plainte qu'il lui a adressée en date du 21 mars 2012.
Très critique, ce dernier estime que son médecin traitant l'a considéré comme un vulgaire cobaye qu'il a utilisé pour ses expériences, «au lieu de me traiter. Une hernie non compliquée ne nécessite pas deux interventions chirurgicales espacées de cinq jours. De plus, le compte rendu établi par le médecin le 15 février 2012 fait mention d'une banale hernie non compliquée. Que s'est-il passé pour que j'arrive aujourd'hui à traîner un handicap '» dira-t-il.
Ce dernier nous fera savoir que ce compte rendu a été remplacé par un autre, antidaté, où il est fait mention d'une hernie compliquée, ce qui constitue pour lui une ruse du médecin traitant pour fuir ses responsabilités. «En constatant la dégradation de mon état de santé, mes proches ont voulu avoir des explications auprès de ce médecin qui s'est refusé à tout commentaire. Il avait même refusé dans un premier temps mon transfert au CHUO pour une meilleure prise en charge post-opératoire. Voulait-il me tuer pour effacer son erreur '» dira-t-il amèrement.
Ce dernier qui menacer de recourir à la justice si l'erreur n'est pas assumée par son médecin a invité le conseil de l'Ordre à initier une commission d'enquête pour faire la lumière sur cette affaire. «Les médecins du pavillon 10 de chirurgie générale du Centre hospitalo-universitaire d'Oran se sont dit étonnés par le protocole de traitement établi par le médecin traitant et qui a conduit aux complications que je vis aujourd'hui», dira-t-il.
Ayant tenté de prendre attache avec le conseil de l'Ordre des médecins d'Oran, on nous a affirmé la réception de la plainte, tout en précisant que la commission de l'éthique ne s'est pas encore réunie pour la traiter. Une source proche de cette instance qui a requis l'anonymat n'a pas manqué de souligner que les erreurs médicales ne sont pas légion comme le pensent plusieurs citoyens.
«Il n'y a pas forcément erreur quand le patient ne réagit pas à un traitement. L'erreur ne peut être établie qu'au terme d'une enquête et c'est ce que nous nous attelons à faire lors de chaque plainte de citoyens», affirme notre source.
Mais pour le moment, M. Rezki affirme qu'il a été victime d'une erreur médicale et qu'il n'est pas près de se taire.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : F Ben
Source : www.letempsdz.com