Il apparaît que les représentations de la ville s?embrouillent, les images ne convergent pas vers un modèle standard déclaré tel qu?issu de l?histoire et de son long pétrissage.Nous pouvons supposer que ce phénomène trouve une part significative dans le fait que l?urbain échappe à la raison sociale; dans les pays où les survivances des dictatures militaires et idéologiques continuent à faire autorité, l?urbanisme est orienté, dirigé par les stratégies des politiques qui ne sont pas, et il faut absolument le dire, nécessairement cohérentes ni suffisamment ajustées pour répondre à une réelle demande.Depuis les années 1950, le choix de la modernité est fondé sur une volonté supra-sociale, celle du désir de l?élite politique, forcée ou intéressée d?entrer dans la modernité et, par ce fait-là, de se rallier à un choix universellement collectif qui n?est selon Ieoh Ming Pei, qu?une américanisation du monde, c?est-à-dire une forme de domination de la loi du plus fort.Toujours en ce sens-là, si la loi du diktat oblige, la démocratie s?impose aussi. Les méthodes sont les mêmes, mais les moyens d?expression ne le sont pas.Il en ressort par là que l?environnement dans lequel nous vivons est particulièrement le reflet du politique, et le social suit. Ne dit-on pas que les peuples sont à l?image de leurs dirigeants ?Il se trouve que l?architectural et l?urbain n?échappent pas à cette règle. Croire que les pyramides ont été construites pour le petit peuple est une grave erreur, penser que la cité grecque était démocrate et juste, l?est encore plus.Chaque période de l?histoire de l?humanité a cherché à inventer, voire à provoquer sa propre glorification.Certains groupes l?ont façonnée dans la suprématie des religions qu?ils ont placées dans les centralités urbaines, d?autres dans la diffusion des idéologies dogmatiques, d?autres dans la confusion des pouvoirs ou leur domination, d?autres dans l?anarchie et le déplacement, voire la permutation des symboliques.Notre période est, disons-le comme ça, celle du déficit dans l?espace public, des identités représentées telles que produit de l?histoire. Elle est le point culminant des crises identitaires, accentuées par un discours sans équivalent dans l?histoire de l?humanité sur l?absence des repères.A ce titre, certains Etats n?hésitent pas à investir l?espace architectural par son idéologisation en vue de renforcer, conforter les populations complexes culturellement et socialement dans une identité commune, relativement nationale.D?autre part, il n?échappe guère à personne que le vingtième siècle est le berceau de la cacophonie.A titre d?exemple, le mythe du renfermé ne fait plus légion, la masse, l?opaque, a laissé place à l?ère de l?immatériel intello; nous sommes quasiment passés de l?ère de l?inaccessible à l?ère du ...tout accessible... mais tout confus.
Quand les principes de l?architecture et de l?urbanisme modernes entrent dans la ville classique
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Benkoula Sidi Mohamed El Habib *
Source : www.lequotidien-oran.com