Quand le contrôle fait défaut
A Oran, Le marché informel enraciné dans le paysage socio-économique semble bénéficier de toutes les largesses de la part des pouvoirs publics qui confirment, par leur mutisme, une absence d’appréciation sur les conséquences néfastes et non mesurées que peut engendrer ce marché noir.
A une échelle plus réduite mais toute aussi caractéristique, le marché de la Rue des Aurès, ex-La Bastille, avec son poisson déposé à même le sol et ses produits laitiers étalés à l’air libre, prouvent au grand dam des commerçants qui activent légalement, une absence très contestée des services de contrôle et du service d’ordre plus habilité à faire évacuer une voie publique lorsque celle-ci est illégalement occupée.
Cet état de fait se conforte de plus en plus par manque de coordination entre les structures officielles qui se rejettent la responsabilité. A cet effet, les services de la direction du commerce avec ses départements de la qualité et des pratiques commerciales précisent que «leurs prérogatives ne permettent que le contrôle des commerces légalement inscrits sur le registre de commerce, ce qui veut dire que les étalages anarchiques proposant des yoghourts et fromages sur des étals de fortune ne sont pas assujettis à l’inspection». Un responsable des services communaux en charge des marchés répartis à travers la commune d’Oran précisera pour sa part: «Nous avons des commerçants qui paient spontanément leurs taxes communales, les autres (les informels) ne relèvent pas de nos prérogatives juridiques, nos services ne peuvent donc pas les faire évacuer». Kader un commerçant et gérant d’un local situé au marché de la Bastille affirmera: «Nous sommes obligés de sortir notre marchandise hors du magasin pour qu’elle soit visible, tant la voie est saturée par les étals sauvages qui augmentent chaque jour». A proximité, un autre commerçant dira de son côté: «Nous, on paye les impôts et les factures d’électricité, ce que ne font pas les autres». La responsabilité est autant partagée par les nombreux consommateurs qui n’hésitent pas à acheter, pour un dinar de moins, des produits laitiers et des confiseries à leurs enfants, en omettant au passage les conséquences néfastes que peuvent avoir ces produits mal conservés sur la santé, en dénote les nombreux cas d’intoxication admis quotidiennement aux services des urgences médicales.
Zitouni M.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com