Oran - Revue de Presse

Valeurs d'avenir



Plus qu'auparavant, les débats d'idées foisonnent et suscitent d'autres réflexions liées au bien-être actuel, et futur de la collectivité nationale.

Ceux étalés par les écrits citoyens, via les médias, en font partie. De par leur connaissance des sujets abordés, de pertinence et diversités d'opinions, ces contributions produisent des valeurs ajoutées, à plus d'un titre, et que si elles sont additionnées à celles issues d'autres apports, notamment osés, se conférant lors des conclaves conventionnels, génèreraient assurément de multiples impacts suscitant la société en général, d'avoir plus de concentration sur ses raisons d'être, puisque ces contributions pivotent autour de ses intérêts primordiaux, des méthodes de sa gouvernance et progrès qui la traversent, des investissements intéressant son avenir, ainsi que sur les marasmes et appréhensions de toutes sortes engendrant, il ne faut pas en douter, des retombées à hauts risques de plus en plus répandues au sein d'une bonne partie de ses strates. A ciel ouvert ! Donc, et selon notre humble avis, ces débats d'idées valorisent les opinions des gens plus qu'ils ne les « fourvoient ». Ces pensées germent dans le libre cours des esprits de leurs auteurs, car ils ont leurs propres indices sur l'état des choses et des événements, ainsi que sur les opinions prépondérantes liées, et se cheminent sans programme imposé, encore moins en tâcheronnat dirigé.

En tout cas, c'est notre propre perception vis-à-vis de ces élans enrichissants. Il se pourrait, aussi, que nous nous trompions.

En revanche, ce qui est manifeste sans janotismes, aujourd'hui : c'est que la liberté d'exprimer ses sensations et aspirations n'est pas, seulement, une réalité cristalline mais une seconde nature, une raison d'être pour beaucoup de gens ne pouvant pas s'en passer de la humer avec toutes ses senteurs. C'est ce qui dérange les « monosenteurs » n'accordant, donc, que peu d'importance à tout autre réflexion ne s'inscrivant pas dans les méandres balisés menant au sensationnel débridé, à connotation politico-affairiste, entre autres, et n'aspirant qu' à faire « défouler » - dérouter en réalité - les états d'esprits des gens. Sincèrement, ces appréciations ne seraient nullement un jugement de valeur. Mais, hélas, force est de constater que certains cercles médiatiques n'hésitent aucunement de s'en rapprocher à ce mode de faire-valoir.

Peu importe, puisque les débats débordants d'idées informatives sont, et resteront, toujours beaux - comme la recherche amoureuse et perpétuelle de la vérité -, alors que ceux de l'autocensure et la médiocrité laudatrice, de par leur essence et destinée, sont inféconds et, donc, deviendraient au fil du temps de plus en plus entremêlant et ennuyeux, laids et détestables. Peut-être bien, que le brouhaha nichant dans certaines sphères, dudit pouvoir, manifestement flottantes en termes de perspectives, est pour quelque chose dans leurs fourvoiements, ainsi que sur l'état d'apathie et d'incertitudes régnantes. Il serait utile de noter, dans ce sens, que ces valeurs d'esprit évoluent, également, en diapason avec le développement des consciences, aux tréfonds de la société, notamment celle relativement considérée comme culturellement indigente et, donc, ankylosée, ou bien encore de celle abusée par tant de chamboulements existentiels et qui est devenue, ainsi, inattentive voire harassée.

Il serait utile d'ajouter, que le montage d'une société civile, avec tous ses attributs, est d'abord une affaire de virilité d'esprit s'investissant quotidiennement à tous les niveaux sociétaux. La brèche existe, c'est le régiment moral et la perspicacité qui manquent le moins.

Cependant, cette liberté d'expression et d'éruption d'opinions diverses sont de grands acquis aux multiples impacts fructifiant d'autres gains dans tous les domaines de la vie nationale confrontée, de plus en plus, à des enjeux et défis majeurs, aussi bien pour les gouvernants que les gouvernés et, de ce fait, ces conquêtes d'esprits constituent des fleurons et fleurets que notre jeune République peut - et devait -, s'enorgueillir pour les avoir promus, car elle les a acquis dans la douleur et les épreuves citoyennes. A ce titre, ils seraient dignes d'être comparés aux autres événements émancipateurs, ainsi chargés de lourds sacrifices, qu'a connus notre Histoire qui est, sans aucun doute, la plus mouvementée de la région.

Notre système politique post-indépendant, à l'instar des régimes aux similitudes de gouvernance, estime que les gros investissements structurels et structurants, en termes socioéconomiques et éducatifs, prévaudraient sur ces « palabres » n'intéressant nullement le quotidien des gens, croit-il. Pourtant, être informé pertinemment, à temps et différemment, sur les résultats de ces actions de développement et, surtout, de leurs impacts sur le développement humain à grande échelle, cela ne pourrait, donc, que les valoriser à plus d'un titre et anticiper sur leurs travers. Ainsi, ces droits et devoirs consacrés afin d'informer, autrement, l'opinion publique sont, non pas seulement, des valeurs de haute importance, mais bien plus encore : c'est une noble mission distinguée.

Actuellement, et plus qu'hier, la liberté d'expression et le besoin de participer par des idées, parfois suivies d'actes constructifs exemplaires, à l'éclosion d'une société éveillée et donc, apaisée civiquement, sont des valeurs solides et d'investissements d'avenir pour notre pays, et dans le monde, où le genre humain notamment jeune aspire - du simple fait qu'il a d'autres repères et appréciations des choses et de son avenir -, à se libérer de toutes les continences contraignantes et... mensonges conjugués à la cachotterie des défaillances et certains échecs sociétaux, pourtant flagrants dont la bonne gouvernance de tous nos acquis admirables, et les fourvoiements des incompétences se nichant encore, après tant de décennies et de progrès, allégrement à tous les niveaux de gouvernement et de gouvernance. Demain, plus qu'aujourd'hui, le besoin de s'informer, d'avoir des opinions différentes confortées par des indices éprouvés afin de juger le bien-fondé des événements et des choses, transgresseraient toutes les frontières et, donc, fortifieront le substrat communicationnel des gens, et ce, dans leur diversité linguistique et que là, ou les régimes mal inspirés - notamment ceux faisant semblant de s'adapter à la démocratisation de l'information -, perdurent dans la non bonne gouvernance de leurs sociétés respectives ; alors c'est là aussi, justement, que les aspirations de celles-ci deviennent insistantes pour acquérir la matière informative, sous toutes ses formes, qui est, incontestablement, une valeur d'avenir car transparente et universaliste. Le bon sens et l'Histoire, veulent qu'il en soit ainsi.

L'hospitalité - le tourisme -, est dans un certain sens une valeur d'avenir. La Tunisie, pour ne citer que celle-là, de par ses structures touristiques et accueils affables, a développé ce genre de valeurs qui lui ont permis, relativement, d'éclipser les failles en matière de libre expression et d'alternance rationnelle au pouvoir. Pour le moment ! A l'avenir, et d'une manière ou d'une autre, la liberté d'expression généralisée s'épanouirait dans ce pays. Et ce serait son grand double exploit.

Cela reste, également, valable pour tous les pays de la rive sud de la Méditerranée. A chacun, bien évidemment, ses propres propensions et volontés. En ce qui nous concerne, est-ce qu'on a ce type de volontés ? Pourrions-nous développer encore plus ces valeurs d'avenir ? Les acquis, en la matière, d'hier et d'aujourd'hui, et les projets en cours dans tous les domaines du développement humain, notamment, y répondront dans un proche avenir. Assurément !

Demain, le progrès d'une société sera, avant tout, jugé historiquement sur sa capacité de produire des valeurs humaines et d'en exporter au profit de l'humanité. Tout le reste, notamment non valorisé par soi-même, ne serait que vanité matérielle et pauvreté d'esprit.

L'on constaterait alors, en ces moments-là, beaucoup de soi-disant dictons crétinisants qui n'ont que trop sévi, dans le subconscient des gens, s'inverser. A l'exemple de celui stipulant : « Que lorsque le ventre est assouvi, il commande à la tête de chanter ». Alors qu'on sait, pertinemment, que le siège de commandement du corps humain, se trouve au cerveau où tout est relié et interdépendant. Ce serait, donc, plutôt : Lorsque la tête est pleine d'esprit d'imagination, du bon sens et de confort intellectuel et moral, l'estomac ne pourrait alors que être rassasié, même avec peu de choses, et ce, pour qu'il puisse.... « Gazouiller ». Et lorsque la tête est vide de tout çà ? Normalement, la réponse est toute sue !

De notre côté, l'on est content de suivre agréablement dès demain, et durant plus de deux semaines, via la parabole, les olympiades se déroulant en Chine : pays du petit bol de riz mangé avec de petites baguettes, mais aussi de la gigantesque muraille du monde et bien d'autres grands paradoxes et hautes valeurs d'avenir. Et de nos imposantes autoroutes, entre autres !!


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