Oran - A la une

USTO (ORAN) : Les souscripteurs des 80 logements LPA en colère



Plusieurs dizaines de citoyens, hommes et femmes, souscripteurs des 80 logements LPA de la cité de l'USTO dans la commune d'0ran ont bravé la peur et tous les risques de la pandémie de Covid-19, en se déplaçant le weekend dernier devant le site du projet pour protester contre les retards de livraison des logements qui tarde à venir et ce, depuis plusieurs années, voire 08 ans.Selon ces souscripteurs rencontrés sur les lieux, le projet des 80 logements LPA a été engagé en 2013, pour une durée de réalisation de 26 mois. Ces derniers devaient être achevés et livrés au plus tard, en 2015. «Nous sommes en 2020 et le projet des 80 logements LPA n'est toujours pas achevé ni encore moins réceptionné selon les cahiers de charges. Nous sommes pour la plupart, locataires chez des privés, alors que nos propres logements pour lesquels nous avons payé toute notre quote-part selon le contrat de vente du promoteur immobilier K.R sont toujours bloqués. Nous n'en pouvons plus attendre», dira un quinquagénaire rencontré sur les lieux, qui semble résumer la situation. Nous interpellons Monsieur le wali d'0ran pour qu'il use de son autorité afin de relancer le projet au plus vite», dira un autre. Des dizaines de souscripteurs à bout, avec la crise sanitaire qui a paralysé toutes les activités économiques dont le secteur du bâtiment qui était à l'arrêt total pendant plus de 2 mois, avant une reprise timide, vue les conditions, que les travailleurs qualifient de «draconiennes» pour se prémunir contre cette maladie du Covid-19, comme le port obligatoire des bavettes pour tous les ouvriers, la présence du gel désinfectant sur les lieux du travail, la distanciation sociale entre les ouvriers. Outre ces règles à respecter, le transport, qui est pour le moment interdit, sa reprise était prévue pour ce dimanche, sous certaines conditions, affecte considérablement ces entreprises dont certaines n'arrivent plus à assurer le transport depuis des communes lointaines où résident bon nombre de leurs ouvriers. Des conditions qui contraignent le secteur à reprendre avec seulement une partie de ses effectifs qui possèdent leurs propres véhicules, ou habitant tout près des lieux des chantiers de construction. En somme, une situation des plus délicates qui impacte directement l'économie nationale en général, et le front social en particulier, avec ces demandes accrues du logement dont chaque jour de retard, accentue la colère sociale.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)