Le problème des caves inondées remonte à la surface
La fraîcheur de ces derniers jours n’a pas pu masquer les odeurs pestilentielles qui se dégagent des caves de certains immeubles de la cité USTO (Bir El Djir). En effet, les cités 508, 509, 510, 511 et 514 vivent depuis plusieurs mois ce problème de nuisances et d’insalubrités publiques.Un problème qui ne semble pas prêt d’être résolu en dépit des réclamations réitérées des locataires. Des locataires qui ne savent plus à quel saint se vouer, malgré l’existence d’un administrateur de cité. «Comme vous le voyez, c’est irrespirable. On se demande où sont les services de débouchage. Nous avons alerté les services de l’OPGI à maintes reprises et les services communaux de Bir El Djir, en vain», explique la mort dans l’âme un résident du rez-de-chaussée de la cité 509 qui nous montre ce qu’il appelle «une bombe à retardement». Dans ces immeubles qu’on désigne souvent par leur couleur, les habitants voient rouge. Tel ce commerçant en alimentation générale qui estime que si rien n’est fait d’ici le mois de juin pour vidanger les caves, ce sera une catastrophe! Les règles du jeu, fit-il remarquer, ne sont pas respectées et les services de l’OPGI ne semblent toujours pas prêts de sortir de leur rond de cuir. «Je me demande à quoi sert un administrateur des immeubles ou encore un gérant dont le rôle se limite à la perception des loyers?», s’interroge un résident de la cité 509 (la verte comme on l’appelle ici), dans un ton à la limite de la révolte. Contacté à ce sujet, El hadj Adja, administrateur de cité, explique que le problème des caves inondées de la cité USTO n’est pas pris en charge dans l’immédiat à cause de la programmation imputant, toutefois, ce retard à la faiblesse des moyens. L’OPGI d’Oran dispose pour toute la wilaya d’Oran d’un seul vidangeur et ne peut donc répondre à toutes les sollicitations, ajoute notre interlocuteur. «Nous sommes conscients que cette situation pose un sérieux problème de santé publique, néanmoins, les habitants de ces immeubles ont une large part de responsabilité. Nous avons une liste des immeubles et nous avons pris note de toutes ces réclamations, mais je dois avouer que l’OPGI n’a pas les moyens pour intervenir. La cité 509 connaît une situation exceptionnelle. Pour tout dire, nous avons intervenu, il y a peu de temps et juste après, rebelote. Nous ne pouvons rien faire pour eux, du moins pour l’heure. Cela dit, on programmera les cités de l’USTO une fois que notre intervention à Haï el Othmania s’achève. Aujourd’hui, malheureusement les gens regrettent que les unités UGS et URM soient dissoutes. Il faut dire que les nuisances ressenties par les habitants risquent de démultiplier dans cette cité, connue sous le quolibet de «bled en-namous», sans parler des rats et autres rongeurs qui dictent la loi.
Safi Z.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com