Oran - Revue de Presse

USMBA L'examen de conscience pour rectifier le tir



C'est un sentiment de tristesse, de déception et de frustration voire de révolte qui anime aujourd'hui les amoureux de l'USMBA donnant l'impression de funérailles car, jamais la ville de Sidi Bel-Abbès n'a vécu une soirée aussi morose et funèbre que celle qui a suivi le verdict de la dernière journée de championnat. Le contraste était visible, flagrant par rapport aux autres journées où les quatre coins de la ville connaissaient une animation particulière. Le silence de mort qui y régnait en cette fin d'après-midi de jeudi et tard dans la soirée, en dit long sur la grande déception des inconditionnels de l'USMBA. «L'histoire est un éternel recommencement». Cet adage sied parfaitement à la situation qui prévaut au sein d'El Khadra. Etrangement, voilà que c'est le même scénario de 2005 qui se produit. Et dire que ceux qui président aux destinées du club prétendent toujours être là par passion et amour à l'USMBA et n'être préoccupés que par les intérêts de l'équipe. Mais ce n'est pas en condamnant l'USMBA au purgatoire qu'ils vont redonner au club sa notoriété qui avait franchi les frontières du pays à une certaine période de son histoire où l'on gérait les affaires de l'équipe avec une allure de gouverneur. Et pourtant, rien n'empêche les «descendants» de rééditer les années fastes de leurs «ancêtres». Les moyens ont toujours existé, il aurait suffi que chacun prenne ses responsabilités pour redonner au club sa stature d'antan. Maintenant que le sort de l'USMBA a véritablement pris des allures burlesques et tragi-comiques dès lors qu'il végète dans le néant depuis 1993, l'objectivité recommande que la grande famille de l'USMBA fasse son propre examen de conscience. Pour les plus radicaux, le mal de l'USMBA trouve sa source dans le clanisme et les luttes intestines, les considérations égoïstes et les intérêts personnels. Par contre, les plus sensés diront qu'à «Bel Abbès il y a une crise d'identité, ce qui a donné lieu à une panne d'hommes». Mais en dépit de ce qui a été dit et écrit, force est de constater que les opinions donnent du crédit aux deux thèses, la logique impose un changement radical, d'hommes et de mentalités, car dans tout Bel Abbès la résolution est la même : le meilleur service que ceux qui ont nui à l'USMBA puisse lui rendre aujourd'hui, serait qu'ils s'éclipsent de la scène foot-ballistique et qu'ils laissent place à un souffle nouveau, car le public bel-abbesiens dans sa diversité et sa totalité en a marre de ce sempiternel «Hadj Moussa, Moussa Hadj». Mais en dépit de cette volonté féroce qui anime les fans et partisans du changement et de la rupture, il n'en demeure pas moins que l'on se dirige (comme d'habitude) vers une bataille entre plusieurs fronts. Il faudra aussi noter que les divergences sont de tailles entre les différentes fractions, ce qui suppose que l'été bel-abbésien sera encore caniculaire si l'intérêt suprême de l'USMBA n'est pas porté haut et épargné de tout intérêt personnel. Si l'on se réfère à certaines confidences, l'USMBA aurait trouvé déjà preneur. Il s'agirait de Mustapha Hassani dont le bilan est déjà connu et dont la popularité n'a pas diminué en dépit de son recul pour des raisons personnelles. D'ailleurs, un ancien dirigeant de l'entourage de Hassani Mustapha nous a confié et signifié «ce dernier ne laisse aucun doute quant à son désir de prendre les rênes de l'USMBA même si par le passé il avait refusé la présidence au moment où certaines personnalités plaidaient en sa faveur. Ceux qui défendent Mustapha Hassani, se sont mis déjà à énumérer ses oeuvres, et le qualifie comme l'homme des situations difficiles. Cependant, un autre clan livre une bataille à distance, celui des «adeptes» de Benaissa Baghdad au même moment où certains militent pour l'émergence de nouvelles têtes. Mais malgré ses agitations, Kacem Aïda garde tout son sang-froid et pourrait réserver à tout ce beau monde une autre surprise. «Gérer un club de l'envergure de l'USMBA n'est pas une mince affaire», lança-t-il lors d'une entrevue téléphonique juste à la fin du match contre le MCS. L'actuel président va jusqu'à prévoir «qu'aucune personne n'aura le courage d'hériter du passif financier de l'USMBA». Tout en donnant l'impression d'avoir mûri avec l'expérience de cette année, Kacem Aïda refuse d'entretenir la polémique avec ceux qui s'activent à le destituer. «J'assume mes responsabilités, je reconnais avoir commis des erreurs, je suis élu pour quatre années et je compte aller au bout de mon mandat. J'ai une dette envers l'USMBA et ses supporters, ma conscience m'oblige à honorer mes engagements. Ma seule préoccupation pour le moment demeure la préparation de la saison prochaine, car l'USMBA doit retrouver au plus vite la D2", avoua-t-il. Cependant, le défi de Kacem Aïda ne sera pas si simple. L'opposition ne cesse de nourrir des ambitions pour le déloger. Et même ceux qui l'ont porté littéralement l'été dernier, le descendent maintenant en flammes, surtout lorsqu'on sait que même les membres de son bureau qu'il a lui même choisis lui ont ouvertement déclaré la guerre. Dans de telles conditions, un retrait de confiance n'est pas à exclure. Certains membres du comité voient mal comment Kacem Aïda va s'en tirer, d'autant que plusieurs griefs ont été retenus à son encontre. Allusion faite bien sûr à sa gestion financière tout au long de l'exercice. Face à ces accusations, Kacem Aïda demeure imperturbable. «A ceux qui s'empressent à lancer des accusations à mon encontre, je leur donnerai rendez-vous lors de la présentation du bilan lors de l'A.G. J'ai ma propre ligne de conduite, et je ne permettrai à quiconque de m'impliquer dans des affaires douteuses», dira-t-il sans rentrer dans les détails. En tout état de cause, il faut bien relever que les résultats enregistrés par l'équipe, montrent que l'ère d'après-Kacem a bien commencé. Toutefois, celui-ci ne l'entend pas de cette oreille. Bien au contraire, il «compte encore briguer le poste de président du moins pour une autre année et ensuite on verra de quoi sera capable l'opposition», commente Aïda.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)