Ouznadji : «Je ne pardonnerai pas à Renard de m'avoir marginalisé»
Bouchema : «L'équipe gagne, je n'ai rien à dire»
C''était prévisible, Farès Hamiti ne sera pas du voyage cet après-midi à Oran. La décision a été prise hier, même si on savait au départ qu'on ne devait pas compter sur lui pour le match de ce samedi. Pour rappel, le joueur s'est présenté lundi en tenue de ville à Bouchaoui où il avait fait savoir à ses responsables qu'il ressentait des douleurs en bas de l'abdomen. Les examens effectués par la suite ont révélé une légère inflammation du pubis, mais sa participation pour le match de ce samedi n'était pas compromise pour autant. Hamiti a été soumis, depuis, aux séances de soins nécessaires, dans l'espoir de le remettre sur pied avant le match de demain. Mais hier, on a décidé de le ménager. En tout cas, Meziane Ighil l'avait exclu de ses calculs depuis lundi passé. Il est à noter cependant que ce sont les efforts qu'il a fournis durant les 120 minutes de jeu face à la JSK qui lui auraient causé cette petite inflammation du pubis.
Il ne manque pas de solutions en attaque
Ighil n'est pas inquiet pour autant. Il est vrai qu'en plus du forfait de Hamiti, il y a lieu de noter l'absence de Serge N'Gal, toujours indisponible. Mais les solutions de rechange ne manquent pas pour autant. Ouznadji qui avait enregistré son retour avec un but précieux face au WAT constitue une des options pour pallier l'absence de Hamiti. Le joueur se dit d'ailleurs prêt à occuper la pointe de l'attaque, un poste où il se débrouille assez bien. «A l'origine, je suis un attaquant de pointe. Je ne comprends pas pourquoi les gens disent de moi que je suis un ailier droit ou gauche. Je me débrouille bien en pointe de l'attaque, je me sens très à l'aise dans ce poste», nous révèle Ouznadji qui a purgé sa suspension d'un match face à la JSK. Une autre option s'offre devant Meziane Ighil, celle de Noureddine Daham. Sur les côtés, le coach usmiste ne manquera pas de solutions également. Meklouche, Benaldjia et Boualem sont tous disponibles.
L'occasion de remonter sur la plus haute marche '
Concernant les intentions de Meziane Ighil, ce dernier sait qu'il a un bon coup à jouer ce dimanche à Zabana. Il sait plus que quiconque que ce match peut constituer un des tournants du championnat, et que ses points peuvent avoir leur pesant d'or au décompte final. L'objectif principal est de ne pas se faire distancer par ses concurrents. Et la meilleure façon de se mettre à l'abri de toute mauvaise surprise, c'est de gagner à Oran. D'autant qu'à l'occasion, l'ESS et l'ASO, les deux autres principaux prétendants, seront en appel, respectivement à El Eulma et à Batna. C'est peut-être l'occasion de remonter sur la plus haute marche du podium. En revanche, une défaite risque de compliquer la situation de l'USMA qui aura à effectuer un autre déplacement pour la prochaine journée à Constantine, pour affronter le CSC. Et là, il n'est pas évident de gagner. Afin d'éviter un tel scénario, les Usmistes se doivent de gagner ce samedi à Zabana.
Le coach comptera sur l'équipe alignée contre la JSK
«Je suis satisfait du rendement de mon équipe, on a bien joué et on a mérité cette qualification», déclarait Ighil à la fin du match contre la JSK. Et il y a de grandes chances pour que le coach usmiste reconduise le même groupe ce samedi contre le MCO, à un ou deux joueurs près.
Départ à 12h vers Oran
Les Rouge et Noir s'envoleront aujourd'hui en milieu de journée vers Oran, leur vol est prévu à 12h15. Le staff technique des Rouge et Noir a prévu une séance d'entraînement à Oran, pour cet après-midi. Ce sera surtout une séance de décrassage.
Ouznadji : «Je ne pardonnerai pas à Renard de m'avoir marginalisé»
Il ne l'a peut-être jamais montré, mais Nouri Ouznadji a très mal vécu son statut de remplaçant sous l'ère Renard. Aujourd'hui, il compte prouver que sa place est sur le terrain et non sur le banc.
Après avoir purgé votre suspension contre la JSK, vous devez reprendre du service face au MCO. Que représente pour vous cette rencontre '
J'ai dû rater le match de la JSK à cause d'un carton bêtement reçu. Je ne voulais pas rater ce match, je voulais rester sur la lancée. J'espère maintenant que j'aurai la chance de confirmer face au MCO si l'entraîneur me fera une nouvelle fois confiance, bien sûr.
Vous avez regretté le carton que vous avez reçu contre le WAT '
Oui, beaucoup. Je ne devais pas contester la décision de l'arbitre, c'est une erreur que je ne referai plus. Face à la JSK, j'étais dans la tribune, mais je me sentais des fourmis dans les jambes et j'étais sur les nerfs. Je voulais vraiment jouer ce match, heureusement que nous l'avons gagné.
Comment avez-vous vécu toute la période que vous avez passée sur le banc '
Très mal. Le problème, c'est que je ne comprenais pas pourquoi. Je n'ai pas compris pourquoi Renard m'avait marginalisé. Pourtant, il me connaît. Je n'ai aucune gêne de le dire, l'année passée, j'étais parmi les joueurs qui ont sauvé l'équipe de la relégation. Je n'ai donc pas compris ma mise à l'écart cette saison et je ne lui pardonnerai pas pour m'avoir mis sur la touche.
Vous avez tout de même vécu la même
situation sous Ollé-Nicolle'
Ollé-Nicolle n'a rien changé, il a gardé le même groupe. Il n'a pas osé beaucoup de choses et ne m'a pas donné ma chance. Il est resté sur la même lignée que celle de Renard. Durant toute ma carrière, je ne suis jamais resté aussi longtemps sur le banc. C'est très difficile de vivre une situation pareille.
Parlons maintenant du match de ce samedi contre le MCO, comment se présente-t-il pour vous '
Comme je viens de le dire, c'est un match très important pour nous, je pense même que c'est un des tournants du championnat. A ce stade de la compétition, chaque point vaut son pesant d'or. Pour nous, la victoire est impérative, on doit revenir d'Oran avec les trois points de la rencontre.
Ça ne va certainement pas être facile contre une équipe qui lutte pour le maintien, non '
Oui, c'est vrai, mais cela a toujours été le cas pour nous depuis le début de la saison, aucune équipe ne nous a fait de cadeau. Même si le MCO n'était pas menacé, notre tâche n'aurait pas été moins difficile. Toutes les équipes se donnent à fond contre l'USMA, comme si elles jouaient tous le match de la saison. Nous, on ne va pas tenir compte de cela, on sait que cela va être difficile pour nous, mais on est déterminés à gagner ce match. Si le MCO lutte pour le maintien, nous, on joue pour le championnat et nous avons besoin des trois points.
Vous paraissez très confiant'
Nous sommes tous confiants et déterminés à revenir avec un bon résultat. Notre dernière victoire en coupe nous a fait beaucoup de bien et nous a remis en confiance. Et puis, je crois que nous n'avons plus le droit à l'erreur. C'est le moment pour nous de nous montrer solides. Si on veut gagner le championnat, il faut le montrer ce samedi à Oran.
Jouer à huis clos, c'est un avantage pour vous '
Pas vraiment. C'est un petit avantage, pas plus.
Bouchema : «L'équipe gagne, je n'ai rien à dire»
Titulaire indiscutable depuis le début de la saison, avec
15 matchs joués dont un en coupe, Nassim Bouchema ne semble pas trop apprécier les choix de son entraîneur qui s'est passé de ses services durant les deux derniers matchs face au WAT et à la JSK, ou du moins ne les comprend pas. Le joueur dit toutefois respecter ces choix. «C'est nouveau pour moi. J'ai été titulaire depuis le début de la saison, et je ne vais dire que mon rendement a été irréprochable, ce n'est pas à moi de me juger. Mais ceux qui m'ont suivi cette saison sont unanimes à dire que j'ai été à la hauteur et que j'ai toujours rempli ma mission. Cela dit, je respecte les choix de mon entraîneur, c'est la vie d'un joueur, on n'est jamais indispensable. A moi de faire en sorte de reconquérir ma place», nous confie-t-il.
«Je dois applaudir mes camarades et accepter la concurrence»
Le joueur reconnaît toutefois, qu'en son absence, l'équipe joue bien et gagne en plus : «Tous les joueurs vous le diront, personne n'aime s'asseoir sur le banc, surtout quand l'équipe ne tourne pas. On se dit que si on est sur le terrain, on peut apporter le plus. Mais quand l'équipe va bien, quand elle gagne, on ne peut rien dire. Mieux, on doit applaudir ses camarades et accepter la concurrence car, c'est toute l'équipe qui a gagné et on doit tous raisonner de la sorte.»
«Il n'est pas normal qu'un joueur ne soit pas en colère quand il est sur le banc»
Bouchema avoue néanmoins qu'il n'est pas content de sa situation actuelle : «Oui, je ne suis pas satisfait de cette situation. Comme je vous l'ai dit, aucun joueur n'est content quand il est sur le banc. Le joueur qui ne réagit pas de la sorte doit changer de métier. Bien entendu, cela ne veut pas dire que je n'accepte pas les choix de l'entraîneur.»
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : B M
Source : www.lebuteur.com