L'institut de criminologie d'Oran, créé par décret exécutif le 21 novembre 2022 et opérationnel en décembre de la même année, mise sur la formation spécialisée multidisciplinaire et transversale de cadres en criminologie, criminalistique et droit pénal pour «soutenir les efforts des pouvoirs publics en matière de lutte contre la criminalité locale, nationale et transfrontalière». Le professeur en criminologie et en droit pénal, Dif Abdellatif, le principal initiateur de ce projet, qui s'est concrétisé après plusieurs années de travail et de souffrance, et également chargé de la mise en place de la structure affirme que cet institut a une vocation continentale ouverte sur le monde.Diplômé de la prestigieuse université Paris 2 Panthéon-Assas, cet imminent professeur, détenteur d'un doctorat en criminologie et d'un autre en code pénal, s'appuie sur un solide réseau de partenaires européens, africains et dans le monde pour élever le nouvel institut, tant au niveau de la formation que de la veille stratégique, au rang de structure internationale incontournable dans le but d'«éclairer les réponses politiques à court, moyen et long terme dans la lutte contre la criminalité transfrontalière». Il compte ainsi profiter au maximum de son carnet d'adresses et de l'existence de convention-cadre entre l'université d'Oran 1 Ahmed Ben Bella et des universités européennes et africaines pour lancer des formations spécialisées en criminalité économique, cybercriminalité et investigation numérique au profit de magistrats, de fonctionnaires d'établissements pénitentiaires et des corps constitués (police, gendarmerie, armée, douanes...), de médecins légistes, etc.
«L'université d'Oran 1 Ahmed Ben Bella est liée par des conventions avec l'université Paris 2 Panthéons-Assas et l'Institut de criminologie et de droit pénal de Paris. Des contacts officiels sont établis avec des universités africaines pour accueillir des étudiants et des cadres de tout le continent qui pourront suivre des formations spécialisées de niveau européen dans différentes sciences qui s'intéressent à la criminologie», précise notre interlocuteur. Les formations spécialisées qui seront proposées dès la prochaine rentrée universitaire dans cet institut n'auront rien à envier à celles assurées dans les grandes universités européennes. L'institut qui est abrité dans les locaux de l'ancienne faculté de droit de l'université d'Oran 1 Ahmed Ben Bella est conventionné avec neuf ministères (Justice, Santé, Intérieur, Finances...) et dix laboratoires locaux de recherche. Une convention de partenariat lie également cet organisme à l'institut national de criminalistique et de criminologie de la gendarmerie nationale (Bouchaoui). «Notre institut vise à promouvoir le développement de la formation-recherche dans la criminologie. Il va autoriser d'établir une passerelle avec l'ensemble des institutions en charge de la lutte contre phénomène criminel et de sa prévention», soutient notre interlocuteur.
L'institut propose des formations en master sur deux ans pour les diplômés algériens et étrangers en licences de droit (classique et LMD), de Charia et droit, de Sociologie criminelle, de Psychologie clinique et de Sciences biologiques.
Il assure aussi la préparation du diplôme en post-graduation spécialisée (DPGS) pour les professionnels de la Santé, les magistrats, gendarmes, douaniers... confrontés à une recrudescence du phénomène de criminalité.
«A l'issue de leurs cursus nos diplômés seront en mesure d'appréhender le phénomène criminel avec une vision scientifique théorique et pratique. Ils seront aptes d'établir le lien entre les notions fondamentales qu'ils ont acquises durant leurs cursus de licence, et enrichis par les autres enseignements spécialisés du master, d'une part, et les enseignements approfondis pratiques et dirigés organisés dans le cadre de cette formation. Ces enseignements leur permettront de bénéficier d'un savoir d'approche qualitative des divers aspects de la question criminelle (formes de la criminalité, fonctionnement de la justice pénale, criminogenèse, politiques de prévention et répression, etc.) ». Les potentialités d'employabilité des futurs diplômés de cette institution sont nombreuses : magistrature, police, gendarmerie nationale, protection de l'enfance, universités, etc. L'institut a une capacité d'encadrement entre 300 et 350 étudiants. Il dispose actuellement 16 enseignants de rang magistral (12 professeurs et 4 maitres de conférences A) et de quatre maitres assistants A.
Il est à rappeler que cet institut a été créé par le décret exécutif n°22-387 du 26 Rabie Ethani 1444 correspondant au 21 novembre 2022 modifiant et complétant le décret n°84-211 du 18 août 1984 relatif à l'organisation et au fonctionnement de l'université d'Oran 1.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Sofiane M
Source : www.lequotidien-oran.com