Comme chaque période agricole, des milliers de citoyens témouchentois et des wilayas avoisinantes hommes, femmes et enfants ont fait le pèlerinage hier à la Zaouia de Sidi Bouazza El Gharbi, située dans la commune de Sidi Ben Adda à 3 km au nord d'Ain Temouchent pour assister à sa grande waada annuelle qui s'organise à chaque début de la période de la campagne de labours semailles. Y ont assisté également les autorités locales aux cotés des cheikhs des Zaouïas.Selon Cheikh Gharbi Mohamed,mokadem de cette Zaouia Bouazzaouia : «Cette waâda est populaire elle a drainé toutes les couches de la société algérienne sans aucune invitation particulière et ce conformément à la tradition héritée de père en fils. Elle était rehaussée par la présence des 11 représentants des zaouias dont on en cite Karzazia de Bechar,Bouabdellia de Relizane, Alouia de Tlemcen,Sidi Ben Ben Amar, Gazoulia d'Oulhaça, Nmemchia, Nourinia, Bouazzaouia d'Aïn Témouchent.»
En son côté spirituel, une lecture e la selka, 66 hizbs du saint coran a été récitée à l'intérêt de la zaouïa par les chouyoukhs et les présents .Ensuite le lecteur Zakaria Hebri a ouvert le menu par une chant d'imploration religieuse suivi par une troupe de chant religieux (madih) a psalmodiée un oraison faisant éloge au prophète Mohamed et ses compagnons.
En matière de communications, Cheikh Ibrahim Djerradi a présenté une intervention portant sur les vertus de la réconciliation et la tolérance en Islam selon le rite soufi et faisant une projection orthogonale sur le processus de concorde civile et la paix prônées par le président de la république algérienne. Quant au volet spectacle, environ soixante chevaux, bien ornée à la tradition algérienne, ont jubilé sur le champ et leurs cavaliers, tous des jeunes de moins de 40 ans, ont émerveille enthousiasmé le public par l'organisation et l'art de la course hippique. Les commerçants des différentes espèces halwas, confiserie traditionnelle, n'ont pas chômé, ils ont récolté d'importantes recettes.
Les fans du Alawi ont également chanté et dansé à la mélodie bédouine du terroir. Et comme est la tradition, les présents ont été invités à des repas copieucx de couscous biens garnis durant les déjeuners et diners. Dans sa réponse à notre question, le cadre à la direction des affaires religieuse et du wakf de la wilaya d'Ain Temouchent,invité à l'occasion Mr Berrahal Nabil a synthétisé ; «La waada est un évènement religieux, social et culturel, il puise son essence de notre sainte religion islamique.C'est un carrefour où tous les algériens se rencontrent dans une atmosphère conviviale. On y trouve la joie, la fraternité, couscous est symbole de la générosité des Algériens.
«On écoute le Coran, on réconcilie et solutionne les conflits entre les adversaires et on réalise des contrats sociaux et également économiques. C'est un précieux héritage à préserver et valoriser pour sauvegarder la culture et les constantes du peuple algériens.» En fin les mains s'étaient levées au ciel pour louer le dieu afin de préserver notre cher pays de tout malheur et que règnent la fraternité et la paix entre les Algériens. Les personnes présentes n'ont pas à regretter d'avoir passé d'agréables moments et oublier le stress. Les adultes ont retrouvé leurs amis dans la joie d'antan et les enfants ont découvert l'art de la fantasia algérienne et les coutumes de la région témouchenoise.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Sabraoui Djelloul
Source : www.lnr-dz.com