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Une ville, une histoire Les taureaux de la ville



Une ville, une histoire
                                    Les taureaux de la ville
Arênes - Pour des raisons difficile à expliquer mais qui tiennent sûrement à sa sociologie très particulière, Oran a toujous manifesté de l'intérêt pour les taureaux.
Mieux, elle les a élevés au rang de mythe urbain.
La grande communaute noire originaire du Sud et qui, la première, s'est établie à M'dina El Djedida a construit en pleine place de «Tahtaha» un mausolee en hommage à Sidi Blal, l'un des trois Saints patrons de la ville avec Sidi El Houari et Sidi El Hosni.
Chaque année, la communauté se réunit devant l'édifice pour y psalmodier des versets du Coran et immoler un taureau.
Auparavant, la bête aura fait le tour de la banlieue guidée par des Mokaddems qui annoncent le début des festivités.
Ce côté folklore tend d'ailleurs de plus en plus à disparaître.
Les Français, eux aussi, auront leur taureau mais pas pour le même sacrifice.
Les 300 000 Espagnols qui peuplaient la ville avant l'indépendance avaient exigé de la municipalité en effet la construction d'arênes pour la tauromachie.
Une façon de renouer avec leur pays d'origine grâce à une infrastrucure unique en Afrique qui leur a fait croire un moment qu'ils marquaient définitivement leur territoire.
En plus des plus grands toreadors et des dizaines de picadors qui ont été invités à se produire, les Espagnols dresseront, au quartier d'Eckmülh, face aux arênes, un élevage de taurillons.
Pour ceux qui s'en souviennent, il était mitoyen à l'ancienne entreprise Nestlé.
Les arênes aujourd'hui sont fermées et le taureau de Sidi Blal ne crée plus d'engouement.
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