Notoriété - La petite communauté libyenne proposera à Ibn Senouci de rester parmi elle pour la guider et l'orienter et d'être son chef. C'est ainsi que le vieux Mostaganémois devint roi, exactement comme dans un conte de fées.
Certaines villes et certaines bourgades de notre pays ont produit des personnalités tellement exceptionnelles sur le plan du culte, de l'exégèse et des sciences coraniques que ne pas en parler équivaut à un déni d'histoire.
Rien que pour avoir donné naissance à ces prêcheurs hors du commun dont on devrait s'enorgueillir, elles auraient dû avoir le label de cité du patrimoine.
Et pourtant à leur époque, elles n'étaient que des lieux-dits.
Pendant les périodes de turbulences qu'a traversées notre pays ballotté entre les pouvoirs des princes et des empires, un imam à Ténès ne se contentera pas de repousser les envahisseurs, il construira des remparts de protection à la ville, l'agrandira, ouvrira de nouvelles mosquées et enseignera les saintes écritures à toute une génération.
Sa notoriété arrivera jusqu'aux oreilles du sultan du Maroc qui lui confiera la gestion d'une province.
A Aïn Madhi, une simple bourgade sans prétention de la région de Laghouat, un autre imam, cheikh Tidjani, fera de sa zaouïa un centre culturel de rayonnement continental.
Au point que la Tariqa tidjania a été adoptée aujourd'hui par plusieurs pays subsahariens et particulièrement le Sénégal.
Le fondateur de cette Tariqa est considéré actuellement comme une véritable icône et le mausolée où il repose est visité chaque année par des dizaines de milliers de fidèles.
Une autre zaouïa fera parler d'elle bien avant : la zaouïa des Senouci.
Cette zaouïa a vu le jour près de Mostaganem, dans l'arrière-pays.
Aide aux nécessiteux, apprentissage du Coran, le centre prodiguait ce qu'il pouvait aux gens de passage qui avaient faim ou qui n'avaient pas de toit. C'est l'un de ses principaux animateurs, Ibn Senouci, un homme de foi et de conviction qui fera parler de la zaouïa au-delà de la région et même au-delà des frontières.
De passage en Libye, sur la route des Lieux Saints de l'Islam, il prononcera quelques sermons et prodiguera des conseils pratiques concernant la sunna à de nombreux fidèles venus le consulter.
A son retour, la petite communauté libyenne lui proposera de rester parmi elle pour la guider et l'orienter et d'être son chef.
C'est ainsi que le vieux Mostaganémois devint roi, exactement comme dans un conte de fées.
Ses descendants portent toujours le nom de Ibn Senouci.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abdenour Fayçal
Source : www.infosoir.com